Algérie : l’ultime affront de Belmadi à la FAF ?

Ce jeudi, la Fédération algérienne de football (FAF) a enfin officialisé le Suisse Vladimir Petkovic en tant que nouveau sélectionneur des Fennecs après plusieurs jours de tractations. Mais tout n'est pas forcément réglé avec son prédécesseur Djamel Belmadi...

Si la FAF a autant tardé avant de nommer Petkovic, c'est en effet en partie à cause de l'absence d'accord avec Belmadi concernant une rupture de contrat. Les deux parties se livrent une guerre d’usure où on se contente de quelques correspondances par avocats interposés, et où on guette le moindre faux pas de l’adversaire.

Dans ce cadre, la FAF et le président Walid Sadi espéraient que le technicien de 47 ans, avec qui il est à couteaux tirés sur les indemnités de licenciement depuis plusieurs semaines, n’envoie pas sa liste élargie pour les prochains matches de mars des Fennecs contre la Bolivie et l'Afrique du Sud, avant la date limite du 3 mars. Et ce afin de se servir de cette preuve de négligence contre Belmadi dans le litige qui les oppose, d'éviter ainsi d'avoir à le licencier et de ne lui verser que deux voire trois mois d’indemnités en guise d'adieux, révèle le journaliste Yacine Benlamnouar.

Belmadi a-t-il transmis une liste élargie ?

Seulement, selon l'analyse de contre confrère, si la FAF a nommé Petkovic dès ce jeudi, c'est probablement le signe que Belmadi l'a pris à contrepied et a envoyé sa liste, poussant la FAF à considérer que, perdu pour perdu, autant valait nommer Petkovic et signifier son licenciement à son prédécesseur, qui ne ne compte pas lâcher l'affaire.

Et pour cause, l’ex-sélectionneur du Qatar préparerait le coup fatal en parallèle. Toujours d’après Benlamnouar, le Franco-Algérien a en effet décidé de tout déballer prochainement en s'exprimant dans les médias par rapport à ce qui s’est passé à la CAN 2023. Pour rappel, les Verts ont été éliminés une deuxième fois de suite au premier tour et, après le fiasco, Sadi a pris Belmadi de court en annonçant publiquement la nouvelle de sa démission.

Le même Benlamnouar estime que le coach percevra l’intégralité du reste de son salaire (7,5 millions d’euros) s’il met sa menace à exécution et qu’il porte plainte devant la FIFA. Et ce, en vertu la loi relative à la protection des entraineurs et des joueurs. Une chose est sûre, cette affaire est loin d'avoir livré son épilogue…

Algérie : l’ultime affront de Belmadi à la FAF ?
Prudence Ahanogbe