La belle histoire entre Djamel Belmadi et la sélection algérienne s’est terminée en eau de boudin. Mais, l’ancien sélectionneur des Verts, plutôt que d’engager des poursuites, n’aura fialement perçu aucune indemnité après la fin brutale de son aventure à la tête de l’Algérie, consécutive à l’élimination précoce lors de la CAN 2023.
Au lendemain de la désillusion ivoirienne, la Fédération algérienne de football (FAF) et Djamel Belmadi avaient acté, dans un premier temps, le principe d’une résiliation à l’amiable. Le président de l’instance, Walid Sadi, proposait alors une indemnisation équivalente à trois mois de salaire.
Mais dans un climat de forte tension, Belmadi, se disant trahi et frustré, a finalement refusé de parapher ce compromis. Il a quitté l’Algérie sans accord écrit, laissant le dossier dans une zone grise juridique.
Une situation figée, puis dépassée
Face à ce blocage, la FAF a estimé le poste vacant et a nommé Vladimir Petkovic en février 2024 pour lancer un nouveau cycle. De son côté, Belmadi a laissé planer la menace d’un recours auprès de la FIFA, afin de faire valoir ses droits contractuels.
Car sur le papier, l’ancien sélectionneur disposait d’un avenant très favorable, signé sous l’ère Djahid Zefizef, sans objectifs sportifs précis permettant une rupture anticipée, hormis une non-qualification pour la Coupe du monde 2026, qui n’était pas actée.
Le délai de prescription est passé
Sur le plan réglementaire, le Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ) de la FIFA prévoit un délai de deux ans pour déposer une demande de dédommagement en cas de rupture contractuelle. L’article 25 est clair : au-delà de ce délai, toute réclamation devient irrecevable.
Djamel Belmadi ayant perçu son dernier salaire le 31 janvier 2024, ce délai expirait officiellement ce 31 janvier 2026 à minuit. Aucun recours n’ayant été engagé, le dossier est désormais clos, selon La Gazette du Fennec.
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Une page définitivement tournée
Aujourd’hui entraîneur d’Al Duhail au Qatar, Belmadi a visiblement choisi d’avancer sans revenir sur cet épisode douloureux. Pour la FAF comme pour l’ancien sélectionneur, le chapitre est refermé : aucune indemnité, aucun contentieux, et la fin officielle d’une ère marquée à jamais par le sacre à la CAN 2019… et une sortie bien plus amère.

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