La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre de la CAN 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc pourrait-elle avoir un impact sur la course au Ballon d’Or africain 2026 ?
Jusqu’ici, Sadio Mané apparaissait comme l’immense favori du Ballon d’Or africain en 2026. Leader du Sénégal, déterminant lors de la Coupe d’Afrique des Nations, élu MVP du tournoi et exemplaire lors de la finale au milieu du tumulte, il cochait toutes les cases pour remporter son 3e Ballon d’Or Africain. Mais ce retournement de situation vient semer le doute… au moins en apparence.
Mané affaibli par le retrait du titre… sur le papier
Le trophée de Joueur Africain de l’année repose sur plusieurs critères bien définis. Les performances individuelles restent centrales, avec les statistiques et l’impact dans les matchs. Mais le palmarès collectif, notamment en sélection, pèse également lourd dans la balance.
S’y ajoutent l’influence en équipe nationale, le leadership, le fair-play et la régularité sur l’ensemble de la saison.
Avec cette lecture “froide”, le retrait du titre pourrait théoriquement pénaliser Mané sur deux aspects : le palmarès et, dans une moindre mesure, la perception globale autour de la finale, le Sénégal ayant été sanctionné par la CAF pour un comportement jugé allant à l’encontre de l’esprit sportif.
Brahim Diaz, le grand bénéficiaire ?
À l’inverse, Brahim Diaz voit sa candidature renforcée. Le joueur du Real Madrid récupère un titre continental et traverse, en parallèle, une période favorable en club, illustrée par ses quatre titularisations consécutives et la qualification en quarts de finale de la Ligue des champions. Son retour en forme récent lui permet de marquer des points à un moment charnière de la saison.
Mais tout n’est pas si simple. Son attitude lors de la finale, avec cette fameuse Panenka ratée qui a fait couler beaucoup d’encre, a été loin d’être exemplaire, ce qui pourrait jouer sur les critères liés au fair-play et à l’image.
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Un vote humain… et donc nuancé
Surtout, il ne faut pas oublier que le jury du Ballon d’Or africain repose sur un panel composé de journalistes, et de sélectionneurs et de capitaines de chaque pays membre de la CAF et des meilleurs clubs africains. Chaque votant établit un classement, attribuant des points selon la position des joueurs.
Autrement dit, au-delà des critères théoriques, la perception humaine joue un rôle majeur et rien ne dit qu’elle suivra celle de la CAF.
Sur ce plan, Sadio Mané pourrait même conserver un avantage. Malgré la décision officielle, le Sénégal reste pour beaucoup le champion “du terrain”, et son rôle lors de la finale, notamment dans la gestion des tensions, pourrait être valorisé.
Au final, l’impact réel de la décision de la CAF sur la course au Ballon d’Or africain reste incertain. Elle rebat les cartes sur le papier, mais dans les faits, les perceptions pourraient atténuer ses effets et Mané devrait conserver une forte légitimité.
Le facteur Coupe du monde
Un dernier élément pourrait tout changer : la Coupe du monde 2026. Les performances sur la scène mondiale pourraient totalement redistribuer les cartes. Surtout que le Maroc et le Sénégal y participeront.
Dans ce contexte, la polémique autour de la CAN 2025 pourrait finalement n’être qu’un épisode… dans une course encore très ouverte avec un élément comme Antoine Semenyo (Ghana/Manchester City) qui reste par exemple en embuscade.
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