Né à Casablanca le 15 juin 1915 (mais il n’y a pas de certitude sur sa date de naissance), Larbi Ben Barek, surnommé « la perle noire » sera le premier grand footballeur marocain. Passé par Marseille, le Stade Français et l’Atletico de Madrid, il marquera son époque et reste encore aujourd’hui une référence du beau jeu.


Licencié à l’US Marocaine, Larbi Ben Barek fut repéré par des journalistes français lors d’un match amical avec une sélection d’Afrique et c’est ainsi qu’il arrive à l’Olympique de Marseille un été de 1938. Formé au football des rues de Casablanca, il s’impose très vite à l’OM par son style « brésilien », mais aussi par un sens du but inné axé sur un remarquable jeu de tête et un frappe de balle surpuissante. Véritable idole de Marseille après quelques matches, il connaît sa première sélection sous le maillot de l’équipe de France (le Maroc étant alors un protectorat) le 4 décembre 1938 devant l’Italie et tout semble lui promettre un avenir étincelant. Hélas, la première guerre mondiale va amputer sa carrière et entre 1939 et 1945 il retourne à l’US Marocaine avec qui il remporte cependant 5 titres de champion d’Afrique du Nord.

A la libération, il rejoint Paris et le Stade Français ou il joue trois saisons, puis est acheté à prix d’or par l’Atletico Madrid (1948-1953) au grand désespoir des supporters parisiens à tel point qu’un journaliste aurait même écrit : « Vendez l’Arc de Triomphe ou la Tour Eiffel, mais ne vendez pas Ben Barek ». En Espagne, son style unique va encore faire sensation. Il remporte deux titres de champions d’Espagne (1950 et 51), marque plus de 50 buts et devient une des plus grandes vedettes de la Liga.

17 ans de carrière

Alors que tout le monde le croit fini (il a environ 35 ans), il revient à l’OM de 1953 à 1955 où il fera encore parler sa classe, et il joue son 17eme et dernier match avec l’équipe de France le 16 octobre 1954 face à l’Allemagne ce qui fait de lui, à ce jour, le joueur ayant eut la plus longue période d’activité sous le maillot de l’équipe de France (15 ans et 10 mois).

Sa carrière bien remplie, il retourne au Maroc et devient entraîneur pour faire profiter les joueurs de son pays de son expérience fabuleuse. Malheureusement, nul n’est jamais prophète en son pays, et celui qui fut sans doute le plus grand footballeur marocain de tous les temps disparaîtra, après avoir été spolié et abusé par de nombreux individus, en 1992. Mais pour les supporters du ballon rond, il restera à jamais une étoile de la galaxie footballistique.

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 [Rachid Mekloufi, footballeur révolutionnaire

 >http://www.afrik.com/article7733.html]

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