Une petite victoire pour le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad. Sanctionné par la FIFA le 19 novembre dernier d’une interdiction d’exercer durant cinq ans toute activité liée au football pour de multiples entorses au code d’éthique, dont des détournements de fonds, le Malgache avait fait appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Ce vendredi, l’instance basée à Lausanne en Suisse a annoncé qu’elle a «accepté la demande de suspendre temporairement les effets de la décision de la Chambre de jugement de la Commission d’éthique de la FIFA jusqu’au prononcé de la sentence finale» et ceci «en raison notamment d’un risque de dommage irréparable pour M. Ahmad en cas de maintien de la sanction disciplinaire durant la période précédant les élections de la CAF.»

Ahmad autorisé à faire campagne, pas à être candidat…

Autrement dit, Ahmad est autorisé à faire campagne, en revanche le TAS n’a pas remis en cause la décision de la FIFA qui a rejeté sa candidature pour la présidence de la CAF en raison de sa suspension. «La formation arbitrale a rejeté la demande de mesures provisionnelles de M. Ahmad visant à ce qu’il soit fait ‘interdiction à la FIFA de prendre toute décision ayant pour conséquence d’empêcher M. Ahmad ou de lui rendre plus difficile de se présenter à l’élection à la présidence de la CAF prévue le 12 mars 2021′», souligne ainsi le communiqué.

Plus globalement, le TAS a rappelé que la décision rendue ce vendredi «ne préjugeait nullement de ce qu’elle décidera dans l’analyse au fond, à l’issue de l’échange des écritures et de l’audience». L’instance a prévu de rendre son verdict le 2 mars, ce qui permettra à Ahmad, en cas de dénouement favorable, de se présenter pour l’élection présidentielle de la CAF prévue le 12 mars prochain à Rabat.

Le communiqué du TAS

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