Modeste M’Bami

L’année 2023 commence dans la douleur pour les amoureux du football africain et plus largement les suiveurs du football français. Ce samedi, l’ex-international camerounais Modeste M’Bami est en effet décédé d’une crise cardiaque à seulement 40 ans, au Havre, là où il vivait. Afrik-Foot.com vous propose de rendre hommage à l’ancien milieu de terrain en revenant sur trois faits marquants de sa carrière.

Le bourreau du Brésil de Ronaldinho

Modeste M’Bami n’a encore que 17 ans lorsqu’il participe aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000 aux côtés d’un groupe d’exception avec les Samuel Eto’, Patrick Mboma et autres Geremi. En quarts de finale, face au Brésil de Ronaldinho, celui qui évolue à Sedan, club qu’il a fraîchement rejoint en provenance du Cameroun, entre en jeu à la 70e minute. Puis il inscrit ensuite le but en or durant la prolongation (2-1, ap). Le premier fait d’arme de sa carrière, et pas le moindre ! Avec M’Bami titulaire en demi-finales contre le Chili puis resté sur le banc en finale face à l’Espagne, les Lions Indomptables décrocheront la médaille d’or !

Son transfert du PSG à l’OM

Passé de Sedan au Paris Saint-Germain en 2003, le Camerounais connaît trois saisons fastes avec le club de la capitale (101 matchs joués). S’imposant comme un taulier de l'équipe entraînée par Vahid Halilhodzic, le Camerounais remporte la Coupe de France en 2004 et 2006 et termine aussi 2e de Ligue 1. Mais, coup de tonnerre, à l’été 2006, le Lion rejoint l’ennemi juré, l’Olympique de Marseille, ce qui lui vaudra les foudres des supporters parisiens. Il évoluera ensuite à Almeria, puis en Chine, en Arabie Saoudite et en Colombie avant de boucler sa carrière au Havre, là où il a raccroché les crampons en 2016.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Paris Saint-Germain (@psg)

La Coupe des Confédérations, le deuil déjà…

International à 38 reprises avec le Cameroun (pour 3 buts) entre 2000 et 2009, pour le meilleur et pour le pire, M’Bami a notamment disputé la finale de la CAN 2008, perdue contre l'Egypte, mais aussi celle de la Coupe des Confédérations en 2003, également perdue, contre la France. Titulaire indiscutable durant cette épopée, le milieu de terrain est malheureusement aux premières loges au moment du décès tragique de son coéquipier Marc-Vivien Foé en demi-finales contre la Colombie. «Je me suis rendu compte que la vie ne tenait qu'à un fil. Il faut vraiment faire attention, être à l'écoute de son corps et ne jamais trop tirer sur la corde», confiait M'Bami un an plus tard dans les colonnes du Parisien. Des précautions qui n’auront malheureusement pas suffi à empêcher le Lion de partir trop tôt lui aussi…