Le Togo a officialisé son retrait de la 27e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en rapatriant ses joueurs dans la soirée de dimanche pour Lomé. Mais il n’exclut pas de revenir à la compétition.


Notre correspondant au Togo

L’avion présidentiel qui transportant les Eperviers a atterri sur le tarmac à Lomé aux environs de 23h15. Les joueurs et la délégation ont été accueillis à leur descente par le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, quelques membres du gouvernement et des responsables sportifs.

Christophe Tchao, ministre des sports togolais, a déclaré vouloir revenir sur la décision du retrait des Eperviers de la CAN. « Nous avons décrété une période de deuil de trois jours. Les joueurs partent avec nous et avec les corps de leurs frères tombés et nous avons demandé à la Caf de trouver un arrangement pour qu’on puisse rattraper la compétition », a-t-il expliqué à Cabinda. « Pour l’instant, on a décidé de rentrer au pays et de faire un deuil de trois jours. Après le deuil, si la CAF a réservé notre place, on va jouer. On a perdu des hommes. On rentre dans nos familles et on verra la suite après », a expliqué Emmanuel Adébayor avant d’embarquer en direction de Lomé.

Alors qu’ils étaient dans les airs en direction du Togo, s’est ouverte la compétition au cours de laquelle la Caf a demandé une minute de silence en hommage aux trois victimes, dont les deux membres de la délégation décédés : le chargé de communication Stanislas O’cloo et l’entraîneur-adjoint Abalo Amelete, tombés sous les balles des Forces de libération de l’Etat du Cabinda.

Le gouvernement avait dépêché un avion pour ramener de Cabinda la délégation togolaise, dont deux membres ont été tués dans la fusillade de leur bus vendredi. La confirmation du départ des Togolais de la compétition est arrivée après un flou de plus de quarante-huit heures.

Le retrait du Togo réduit (pour le moment) le groupe B, à trois équipes : la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina.

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