Très attendues, la plupart des têtes d’affiche de la CAN 2017 ont commencé la compétition au petit trot, à l’exception de Sadio Mané. A l’image d’Aubameyang, Zaha ou encore Mahrez, plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs été éliminées dès le premier tour. Bilan individuel de ces stars qui globalement ont déçu.



 Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

A domicile, ce devait être sa CAN. C’était plutôt bien parti lorsque la Panthère a inscrit le premier but de la compétition face à la Guinée Bissau (1-1), mais la suite a été plus compliquée. Comme souvent, l’attaquant du Borussia Dortmund laisse un goût d’inachevé en sélection. S’il sauve la mise en obtenant et en transformant le penalty de l’égalisation lors du 2e match face au Burkina Faso (1-1), l’ancien Stéphanois commet un gros raté à bout portant qui coûte très cher dans les premières minutes de la « finale » face au Cameroun (0-0). Surtout, PEA a déçu dans son rôle de capitaine, incapable de sonner la révolte pour transcender des coéquipiers souvent en manque d’agressivité. Rentré en Allemagne, il pourrait jouer dès dimanche face à Mayence en championnat.

 André Ayew (Ghana)

Sans être catastrophique, le milieu polyvalent de West Ham a tout simplement été moyen sur cette phase de groupes. Certes, il ne tremble pas et inscrit sur penalty le but du succès initial -ô combien important- face à l’Ouganda (1-0) mais il rate deux occasions en début de match face au Mali (1-0). Ensuite atteint de paludisme, il a traversé le choc contre l’Egypte (0-1) sans se distinguer particulièrement. Bilan très moyen donc, surtout si on le compare à son alter ego, le virevoltant Christian Atsu…

 Riyad Mahrez (Algérie)

Lui aussi avait bien commencé sa CAN avec un doublé salvateur face au Zimbabwe (2-2) sur deux buts qu’il est allé chercher tout seul. Mais derrière le Fennec s’est éteint lors du match face à la Tunisie (1-2) ne parvenant pas à faire la différence, avant d’offrir tout de même une passe décisive à Slimani face au Sénégal (2-2). Si tout n’est pas à jeter, on attendait encore mieux de celui qui avait été élu joueur africain de l’année juste avant la compétition.

 Mohamed Salah (Egypte)

Premier tour très paradoxal pour l’Egyptien. Dans le jeu, il a déçu puisqu’on a rarement vu l’ailier supersonique de la Roma qui multiplie les courses. Malgré tout, le Pharaon sauve sa phase de groupes par la passe décisive (après un contrôle raté !) dans la surface pour El Said à la 89e contre l’Ouganda (1-0) ! C’est encore lui qui offre la première place de la poule D à sa sélection d’un coup-franc canon, bien aidé par la fébrilité du mur adverse, dans le choc face au Ghana (1-0).

 Wilfried Zaha (Côte d’Ivoire)

Considéré comme le remplaçant de Gervinho, forfait, le néo-Eléphant suscitait beaucoup d’attentes surtout après des matchs de préparation agrémentés d’une passe décisive contre la Suède (2-1) et d’un premier but contre l’Ouganda (3-0). D’une certaine manière, l’ailier de Crystal Palace a répondu présent puisqu’il aura souvent été le seul élément offensif ivoirien réellement dangereux. Mais comme ses coéquipiers, l’ancien international anglais a manqué de tranchant, à l’image de ses deux duels perdus face à Munir lors de la défaite fatale face au Maroc (0-1). Difficile en revanche de comprendre pourquoi le sélectionneur Michel Dussuyer l’a sorti en premier contre le Togo (0-0).