Un seul match s’est finalement tenu samedi pour la reprise du championnat de Côte d’Ivoire. En conflit avec la Ligue professionnelle au sujet d’arriérés de subventions, de nombreux présidents de clubs n’ont pas fait faire de déplacements à leurs équipes.


Atmosphère particulière ce week-end en Côte d’Ivoire pour la reprise de la saison. Malgré la fermeté de la Ligue professionnelle, décidée à faire jouer les matches en dépit du conflit avec les présidents de clubs, qui réclament des arriérés de subventions, la saison de Ligue 1 a bel et bien débuté. A noter qu’une seule rencontre a pu aller à son terme, celle opposant l’ASEC Mimosas à Abengourou (1-1). Pour le reste, de nombreux clubs à l’image du Sporting Club de Gagnoa, du Séwé Sports et du Denguélé d’Odiénné n’ont pas fait le déplacement, mettant ainsi leurs menaces à exécution, mais s’exposant également à des défaites sur tapis vert (3-0).

Face à cette situation qui pourrait perdurer, certains présidents de clubs ayant fait part de leur intransigeance, la Ligue professionnelle indique ne pas vouloir non plus céder à ce « chantage« . En guise de défense, l’instance affirme que le 17 octobre elle a déjà débloqué 305 millions de francs CFA (environ 466 000 euros) pour les clubs de Ligue 1.

« Le championnat a bel et bien démarré. Tous les matches qui ont été prévus se déroulent. Nous enregistrons malheureusement des absences« , a déploré Sory Diabaté, président de la Ligue et membre de la Fédération ivoirienne, avant de menacer : « Les délégués feront leur rapport. En cas de forfait, cela sera constaté. En cas de deux forfaits consécutifs, les équipes concernées seront reléguées en 2e division, conformément aux dispositions de nos règlements« . Autant dire qu’un dialogue de sourds est en train de s’installer entre les deux blocs.