Après l’élimination en demi-finale de la Ligue des champions face à l’AS Vita Club, samedi (1-2), Philippe Troussier a quitté son poste d’entraîneur du CS Sfaxien à la surprise générale moins de deux mois après son arrivée. Le technicien français estime pourtant que sa décision obéit à une logique implacable. « Il y avait un deal entre le président Lotfi Abdennahder et moi-même : l’objectif prioritaire du club était de ramener la Ligue des champions en Tunisie. À partir du moment où nous n’avons pas atteint la finale, chaque partie se réservait le droit de faire jouer une clause permettant de mettre fin à la collaboration« , explique l’ancien sélectionneur du Maroc à Jeuneafrique.com. Surtout, le technicien français souligne que « poursuivre dans ces conditions, ce n’était pas possible« , pointant du doigt l’attitude du public lors de la demi-finale retour après que l’AS Vita ait ouvert le score : « Une grande partie de notre public s’est retournée contre l’équipe. C’était surréaliste ! J’ai ressenti une réelle hostilité à mon encontre, mais aussi envers les joueurs et les dirigeants. (..) Je n’ai pas toujours ressenti, tant auprès de la presse que d’une partie des supporters, une véritable adhésion au projet que j’ai mis en place. On a peut-être cru qu’avec mon expérience en Afrique et ma réputation, j’étais un magicien et qu’il suffisait que j’arrive pour que Sfax soit champion d’Afrique. Mais le sport, c’est un peu plus compliqué que ça !«