Actuellement international tricolore U20 mais sollicité par l’Algérie qui avait même annoncé sa venue le mois dernier, le remuant Bordelais Adam Ounas a indiqué qu’il choisirait entre les Fennecs et la France d’ici « une petite année ».


Adam Ounas met les choses au clair. A l’image de Yassine Benzia, le Bordelais a réagi aux déclarations du président de la Fédération algérienne (FAF), Mohamed Raouraoua, qui avait indiqué en début d’année son arrivée prochaine chez les Fennecs. Mais, comme le Lillois, l’actuel international français U20 s’est montré beaucoup moins catégorique que le dirigeant.

« Pour l’instant, je n’ai pas fait de choix pour les A. J’attends une petite année parce que j’ai décidé de d’abord m’imposer dans mon club. Je pense que quand tu n’es pas titulaire dans ton club, tu ne peux pas non plus l’être en sélection. Je vais rester en équipe de France chez les jeunes, et après on verra« , a précisé le virevoltant gaucher de 19 ans au micro de Girondins TV. D’ici là, la FAF peut toujours espérer le séduire, mais elle va devoir se montrer moins hâtive dans sa communication.

Un secteur concurrentiel

S’il privilégie les sélections françaises de jeunes, Ounas n’est en effet pas totalement fermé à l’idée de jouer pour son pays d’origine. Pour preuve, fin janvier, il aurait été aperçu dans un hôtel bordelais en compagnie de son agent et du sélectionneur des Fennecs, Christian Gourcuff. Avec Riyad Mahrez, voire Yacine Brahimi et Rachid Ghezzal dans sa zone, il est vrai que la concurrence s’annonce rude en sélection algérienne aussi pour le natif de Chambray-lès-Tours.

Cependant, la jeune pépite a montré cette saison qu’elle avait de quoi surprendre. Pour sa première année en professionnel avec Bordeaux, Ounas affiche de belles statistiques (20 matchs dont 11 titularisations, quatre buts et deux passes décisives) alors que son culot, ses dribbles et sa percussion ne sont pas passés inaperçues. Un style de jeu qui pourrait parfaitement coller avec le football pratiqué par les Verts. Au Bordelais d’y réfléchir dans les mois qui viennent…