Le comité directeur de la Fédération sénégalaise de football a limogé, lundi soir, l’entraîneur Guy Stephan après les mauvais résultats des Lions de la Téranga lors de la Coupe d’Afrique des nations qui a eu lieu en Tunisie du 24 janvier au 14 février 2004.


Par Stella Dikutala

Guy Stephan, l’entraîneur national du Sénégal, quitte les Lions de la Téranga, après la demande du comité directeur de la Fédération sénégalaise de football, pour « insuffisance de résultats et objectifs non atteints ». C’est en ces termes que le président de la Fédération, Saïd Fakhary, s’est exprimé, lundi, devant la presse pour expliquer les raisons de ce divorce.

L’entraîneur français était arrivé en octobre 2002 après le départ de son compatriote Bruno Metsu, l’homme fort du football sénégalais. Metsu, celui qui donna la possibilité au Sénégal de prendre la seconde place de la Can 2002 au Mali ainsi que d’arriver, la même année, en quart de finale de la Coupe du monde de football.

Descente aux enfers

Le parcours d’entraîneur de Guy Stephan débute à Lyon (1994-96) puis à Bordeaux (1996-97). En juillet 1998, il intègre la Direction Technique Nationale (DNT) française pour s’occuper de la formation des entraîneurs. En 2000, il devient l’adjoint de Roger Lemerre, alors sélectionneur de l’équipe de France championne du Monde 98 et actuellement entraîneur de l’équipe nationale de Tunisie, championne d’Afrique en titre.

Malgré son parcours, Stephan ne fait pas d’étincelle, le football sénégalais est en chute libre. Les Lions étaient attendus au tournant, mais après leurs exploits de 2002, sont sortis la tête basse de la Can 2004. A l’issue d’une compétition sans panache, ils ont été éliminés en quart de finale de la compétition par la Tunisie. Même EL Hadj Diouf, ballon d’or africain 2003 et sociétaire du club de Liverpool (Angleterre), n’a pas brillé.

La population sénégalaise demandait des comptes. D’après elle, l’échec de l’équipe nationale serait dû à un manque de sérieux et à l’indiscipline des joueurs. L’entraîneur Guy Stephan, de retour sur Paris, a été remercié par la FSF. Il reste encore à régler les conditions d’indemnisation, son contrat ne prenant fin qu’en 2006.