Ephémère sélectionneur limogé en octobre 2017, Lucas Alcaraz continue de donner du fil à retordre à la Fédération algérienne (FAF). Contestant son renvoi, le technicien espagnol a saisi la FIFA il y a un an pour réclamer des indemnités de rupture estimées à 1,26 million d’euros. Jeudi, en marge de l’Assemblée générale ordinaire de la FAF, le président de l’instance, Kheireddine Zetchi, a fait le point sur ce dossier.

«Le dossier d’Alcaraz est au niveau de la FIFA. Aussi, il faut savoir que nous n’avons déboursé aucun centime dans cette affaire mis à part ses salaires quand il était en poste. Si nous avions fait le contraire, les écritures auraient été déposées dans le bilan financier. Je vous rappelle que son dossier est toujours en cours. On ne peut pas payer quelqu’un, avec qui, nous sommes en procédure. Quand la FIFA rendra son verdict, si on se sent lésés par rapport à la décision de l’instance mondiale, nous aurons le droit à un recours au niveau du TAS et nous allons continuer la procédure», a prévenu le dirigeant, sans exclure toutefois un dénouement défavorable.

«Le jour où la procédure et toutes les voies de recours seront épuisées, on sera condamné à payer. Aussi, nous serons censés (…) informer l’opinion public du montant», a promis l’Algérien. Pour rappel, le voisin tunisien vient justement d’être condamné par la FIFA à verser 554 000 euros à son ex-sélectionneur Henry Kasperczak qui avait lui aussi contesté son limogeage la même année…