Les Bleus ont surclassé  » les Lions de l’Atlas  » (5-1) en finale du tournoi Hassan II. Les Marocains n’ont pas manqué de courage, ni de technique, mais de lucidité et de fraîcheur physique. Dure loi du football moderne.


Après avoir fait mieux que résister à l’équipe championne du monde hier à Casablanca, en finale du tournoi Hassan II, les  » Lions de l’Atlas  » ont finalement craqué en deuxième période, encaissant trois buts dans la dernière demi-heure de jeu.

L’affiche était alléchante : l’équipe nationale marocaine contre les tenants du titre, champions du monde de surcroît, cela augurait un match disputé, tant il était assuré que les Rouge et Vert, allaient faire de leur mieux pour battre des Français qui les avaient déjà évincés en 1998 et sortaient d’une série de contre performances. Contre la Slovénie d’abord (3-2), puis au cours du tournoi en terre chérifienne, contre des surprenants japonais, les Français n’ont dû leur qualification qu’à la roulette russe des tirs au but.

Les 50 000 spectateurs du stade de Casablanca étaient d’autant plus fondés d’espérer que c’est une équipe de France débarrassée de ses principales stars qui se présentait devant le rond central. Sur la touche : Zidane, Petit, Pires, Barthez, Zidane et Trezeguet, pour ne citer qu’eux.

Las, les Marocains ont découvert un tandem Anelka/Henry qui a usé leur défense avec une déconcertante facilité, par de longs appels de balles. Et c’est sur une de ces passes en profondeur de l’attaquant Anelka que Thierry Henry, profitant d’un rebond favorable ouvre la marque à la 33 ème minute.

Quatre buts en contre

Dès lors les  » Lions de l’Atlas « , n’auront de cesse de revenir au score, mais manqueront de lucidité devant les buts de Bernard Lama, les tirs échouant par deux fois sur les poteaux du gardien de but de l’équipe de France. Durant la fin de la première mi-temps, les champions du monde subissent le match. Gérant mal son effort, l’équipe du Maroc, va dégarnir sa défense et subir la supériorité physique des français. Lorsque Djorkaeff inscrit le deuxième but sur penalty, les jeux sont faits. La tête de Maïket étonnamment seul au deuxième poteau, pour un 2 à 1, relancera le match durant dix minutes. Mais le suspens est tué lorsque à la 78 ème minute, Dugarry, en contre-attaque, aggrave le score sur un lob astucieux.

Avec l’énergie du désespoir, les chérifiens vont aller puiser dans leurs ultimes ressources pour se jeter à l’assaut des buts français, laissant aux champions du monde la maîtrise du milieu de terrain et de l’attaque. La sanction vient en dix minutes. Avec deux buts d’Anelka et Wiltord, la victoire des Bleus tourne à une démonstration de réalisme footbalistique, sur des Marocains qui, même s’ils ont manqué de lucidité, ne méritaient pas une aussi cuisante défaite.