Vahid Halilhodzic

Contesté depuis des mois, le sélectionneur du Maroc, Vahid Halilhodzic, a été officiellement limogé la semaine dernière, à une centaine de jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2022, compétition pour laquelle il avait qualifié les Lions de l’Atlas. Pour la première fois depuis son départ du royaume chérifien, le technicien a pris la parole dans une interview accordée ce vendredi au site bosnien Reprezentacija.ba.

«Tout ce qui s’est passé m’a durement heurté. Alors, suis-je maudit (il a été limogé pour la 3e fois de sa carrière après avoir qualifié un pays pour la Coupe du monde, ndlr) ? Selon les statistiques, je suis l’entraîneur le plus victorieux de leur histoire, mais bon, ça n’a pas l’air d’avoir d’importance. (…) Je suis désolé que cela m’arrive pour la troisième fois de ma carrière, d’autant plus que je sais combien de travail et d’efforts j’ai fourni», a déploré l’ancien entraîneur du PSG, touché.

Tout peut arriver, y compris mettre fin à ma carrière”

«Coach Vahid» a ensuite admis qu’il aurait pu sauver sa tête en acceptant de réintégrer Hakim Ziyech, écarté depuis un an pour motifs disciplinaires, mais c’était mal connaître le personnage. «Je me fiche de ce que les gens vont penser de moi après ça. Je pouvais accepter tout ce qu’ils demandaient et rester, mais une fois qu’un entraîneur permet aux autres de décider qui jouera et ira à la Coupe du monde, alors il n’est plus entraîneur. La crédibilité des joueurs disparaît aussi immédiatement», a estimé le 8e de finaliste de la Coupe du monde 2014, qui s’interroge profondément sur la suite à donner à sa carrière.

«Je n’ai jamais eu autant d’offres. Trois ou quatre équipes nationales m’ont appelé, comme beaucoup de clubs, mais pour le moment, je veux d’abord me reposer. Tout peut arriver, y compris mettre fin à ma carrière», a asséné l’homme de 69 ans, visiblement très affecté.