C’est le nom qui est sur toutes les lèvres ce lundi matin ! A seulement 16 ans, Eduardo Camavinga s’est révélé au grand jour en rendant une copie XXL dimanche lors de la victoire mémorable de Rennes face au PSG (2-1). Justesse technique (97,6% de passes réussies et seulement 3 ballons perdus), intelligence tactique, solidité dans les duels : le milieu de terrain a fait étalage de sa large palette, sans oublier sa sublime passe décisive pour Romain Del Castillo.

Cela fait déjà plusieurs mois que le Rennais a goûté à l’équipe première (7 matchs joués en fin de saison dernière, 3 cette saison), mais c’est la première fois que ses performances trouvent un tel écho, lui qui est devenu en avril dernier le premier joueur né en 2002 à disputer un match dans l’un des cinq grands championnats européens. Travailleur, intelligent, déterminé : l’adolescent possède toutes les qualités pour s’installer durablement au plus haut niveau. «Il est de la trempe d’un Ousmane Dembélé. J’imagine une trajectoire identique», prédit ainsi l’ex-responsable de la formation rennaise Landry Chauvin (2015-juin 2019), tandis que le consultant de Canal+, Pierre Ménès, perçoit en lui «le regard du champion».

Naissance en Angola, origines congolaises, mais en cours de naturalisation française

Plus intéressant encore, Camavinga est éligible avec plusieurs sélections africaines, lui qui est né en Angola mais qui a rejoint la France dès l’âge de 2 ans avec ses parents réfugiés. Pour l’heure, le jeune homme possède la nationalité congolaise via ses origines maternelles (la LFP le présente comme originaire du Congo-Brazzaville, mais les médias de RDC lui prêtent aussi des origines de l’autre côté du fleuve Congo).

A priori, il sera toutefois difficile d’imaginer Camavinga porter le maillot d’une nation du continent. Dimanche, L’Equipe révélait ainsi que la Fédération française de football le surveille de près et fait pression sur les autorités afin d’accélérer sa procédure de naturalisation. «On a fait les dossiers (pour la naturalisation, française, ndlr), j’attends toujours. Mais c’est la volonté de la famille parce qu’on a été accueillis par la France», confiait récemment son père, Célestino, au site Goal. Au vu de son potentiel et de ces déclarations, on imagine que le Rennais va privilégier les Bleus… Si les fédérations angolaise ou congolaise souhaitent tenter leur chance, il faudra en tout cas agir rapidement. Une chose est sûre : l’avenir appartient à ce jeune talent.

Originaire du Congo-Brazzaville pour les uns, de RDC pour les autres…