Moins de 48 heures après la mort tragique du milieu de terrain du Dinamo Bucarest, Patrick Ekeng, victime d’un malaise cardiaque en plein match, la presse roumaine se demande si les secours ont bien fait leur travail. Le massage cardiaque aura notamment été pratiqué trop tardivement.


Décédé vendredi à la suite d’un malaise cardiaque survenu en plein match, le milieu de terrain du Dinamo Bucarest, Patrick Ekeng, aurait-il pu être sauvé ? C’est l’avis de la presse roumaine, qui remet en cause la présence d’un défibrillateur dans l’ambulance qui a mené le Camerounais vers l’hôpital situé à seulement 100 mètres du stade et estime, témoignages de médecins à l’appui, que le joueur aurait pu être sauvé si un massage cardiaque avait été pratiqué au cours des 3 minutes suivant son malaise et pas seulement à son arrivée aux urgences. Une version des faits démentie par le staff médical du club.

« Je suis allé le voir immédiatement, sans attendre l’autorisation de l’arbitre et j’ai commencé par contrôler les voies respiratoires supérieures afin de les libérer. On sentait le pouls du joueur et il respirait« , s’est défendu le médecin du club, Liviu Batineanu. « Pendant le transport, qui a duré deux minutes, j’ai commencé à pratiquer un massage cardiaque parce que le joueur avait fait un arrêt cardio-respiratoire. Il a ensuite été pris en charge par le service d’urgence, qui a commencé la réanimation. » Difficile de savoir qui dit vrai…

De son côté, la Fédération camerounaise (Fecafoot) a fait savoir dès vendredi soir qu’elle entend que toute la lumière soit faite sur ce drame. « Dans l’attente d’un rapport officiel sur cet incident tragique qui nous fait perdre un fils, un frère, le Président et le Comité Exécutif de la Fecafoot présentent leurs sincères condoléances à sa famille et ses proches. RIP EKENG EKENG, RIP LION INDOMPTABLE« , a indiqué l’instance. L’autopsie prévue lundi permettra peut-être d’en savoir davantage.