Après la polémique Zahia et les joueurs de l’équipe de France, c’est au tour de l’affaire Rubygate d’entacher le milieu du football. Alors que le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, est mis en examen pour avoir eu des relations tarifées avec une dénommée Ruby, mineure à l’époque, c’est au tour de Cristiano Ronaldo d’être accusé.


Karima el Mahroug, de son vrai nom, est plus connue sous le pseudonyme de Ruby Rubacuori. La jeune femme de 18 ans est au cœur du scandale qui a conduit à la mise en examen de Sergio Berlusconi. Ce dernier est soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles tarifiées avec la Marocaine alors qu’elle était encore mineure mais aussi d’avoir abusé de son pouvoir pour la faire libérer après une arrestation. Prétextant qu’elle était la nièce du président égyptien déchu Mohammed Hosni Moubarak. Alors que Berlusconi sera jugé le 9 avril, l’affaire dévie aujourd’hui vers l’un des footballeurs les plus célèbres du monde ; Cristiano Ronaldo. Cette histoire vient une fois de plus entacher l’image des footballers et n’est pas sans rappeler l’affaire Zahia, qui avait déferlé la chronique…

L’affaire a été dévoilée par la presse italienne. La jeune femme accuse Cristiano Ronaldo de l’avoir payée pour une nuit. Dans un procès verbal datant du 2 juillet 2010, elle affirme avoir rencontré le joueur du Real Madrid en décembre 2009, dans une boîte de nuit à Milan. À l’époque, Karima n’était pas encore majeure. Elle explique donc au quotidien La Repubblica avoir eu à plusieurs reprises des rendez-vous avec le joueur portugais, jusqu’à cette fameuse nuit de janvier 2010 où les deux jeunes gens se seraient retrouvés dans un hôtel de luxe milanais pendant une nuit.

Zahia 2.0?

Le lendemain matin, Cristiano Ronaldo se serait éclipsé en laissant un mot accompagné de 4 000€. Vexée d’avoir été prise pour une prostituée, elle se serait vengée. « Par coïncidence, je l’ai retrouvé au club deux semaines plus tard. […] J’ai pris un verre de champagne et je lui ai balancé au visage. Puis, devant tout le monde, je lui ai vidé la bouteille sur la tête », a t-elle déclaré dans La Repubblica. Elle l’aurait pourtant revu, par hasard assure-t-elle : « Je l’ai croisé par hasard en juin, avant la Coupe du monde. Quand on s’est parlé, il s’est excusé de son comportement: « Je croyais que tu étais une fille comme toutes les autres, qui ne veulent que mon argent », lui aurait-il expliqué.

De son côté, le principal intéressé dément et nie tout en bloc. « Je ne connais pas cette jeune femme, je ne l’ai jamais rencontrée, pas plus que je n’ai eu de rendez-vous avec elle », s’est-il insurgé dans un communiqué avant d’ajouter que « le 29 décembre 2009, en particulier, j’étais à Madrid à l’entraînement, comme je l’ai fait le jour suivant. En fait, entre décembre 2009 et juin 2010, je ne suis pas allé à Milan une seule fois, un fait qui peut être aisément prouvé. Je suis victime, encore une fois, d’informations fausses et sans valeur. » À l’heure actuelle, les enquêteurs italiens n’ont toujours pas donné suite à la déposition de la jeune marocaine.