Yassine Bounou : le héros du Maroc dévoile les deux secrets de sa séance de tirs au but légendaire

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Le Maroc a décroché son billet pour la finale de la CAN 2025 au terme d’une demi-finale irrespirable mercredi face au Nigeria (0-0, 4-2 tab). Si les Lions de l’Atlas ont tenu bon collectivement, un homme a clairement fait basculer le destin de la rencontre : Yassine Bounou.

À 34 ans, le gardien marocain face au Nigeria a livré la prestation que tout un pays attendait de lui dans les grands rendez-vous pour hisser le Maroc en finale de sa CAN. Impérial dans son but durant 120 minutes, il a surtout brillé lors de la séance de tirs au but, avec deux arrêts décisifs qui ont propulsé le Maroc en finale, devant son public, dans la lignée de son 8e de finale de la Coupe du monde 2022 contre l’Espagne (0-0, 3-0 tab).

L’arrêt de Bounou qui restera dans l’histoire

La séquence la plus marquante est intervenue sur la dernière tentative nigériane. Après avoir déjà repoussé le tir mal frappé de Samuel Chukwueze, Bounou s’est retrouvé face à Bruno Onyemaechi. Parti très tôt sur sa droite, semblant même s’ouvrir son but, le portier d’Al-Hilal a pourtant jailli avec un réflexe exceptionnel pour détourner la frappe de la main droite, dans un mouvement quasi instinctif. Une parade spectaculaire, presque irréelle, qui a figé le stade Prince Moulay Abdellah et fait exploser de joie tout un peuple.

Fait révélateur de son immense concentration : Bounou n’a pas immédiatement réalisé que cette parade envoyait le Maroc en finale. Il a fallu le penalty victorieux de Youssef En-Nesyri et un regard vers le banc pour qu’il comprenne enfin l’issue de la séance, avant de laisser éclater son émotion et d’être porté en triomphe par ses coéquipiers.

Les deux clés de sa réussite aux tirs au but

Après la rencontre, le gardien marocain est resté fidèle à son humilité. Interrogé sur cette séance parfaite, il a résumé sa réussite autour de deux éléments essentiels. D’abord, le travail en amont. « Nous avions préparé cette séance de tirs au but », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de l’analyse des tireurs et de la préparation mentale. Mais face à des adversaires tout aussi préparés, cela ne suffisait pas.

La deuxième clé, plus intangible, tient à l’instinct. « Il a fallu s’appuyer sur mon intuition et sur un brin de réussite », a reconnu Bounou, évoquant ce mélange de lecture du jeu, de ressenti et de confiance qui fait la différence dans ces moments extrêmes.

Héros d’un soir, Yassine Bounou incarne désormais l’espoir d’un pays tout entier. Dimanche, face au Sénégal en finale, le Maroc comptera une nouvelle fois sur son dernier rempart pour tenter de mettre fin à près d’un demi-siècle d’attente et soulever une deuxième Coupe d’Afrique des nations.

Yassine Bounou : le héros du Maroc dévoile les deux secrets de sa séance de tirs au but légendaire

Louis Mukoma Fargues