Algérie : le gros coup de gueule de Belmadi

Djamel Belmadi, le sélectionneur de l'Algérie, n'est pas franchement du genre à avoir sa langue dans sa poche. Alors que les élections pour la présidence au sein de la Fédération algérienne de football (FAF) approchent puisqu'elles auront lieu le 21 septembre, le technicien de 47 ans s’est exprimé sur la situation de l'instance et ses répercussions sur les Fennecs. Non sans manquer de glisser quelques tacles, notamment concernant “l'affaire Sidi Moussa“, l'habituel fief des Verts inutilisable lors du dernier rassemblement en raison de l'état de la pelouse.

« On n’a pas encore de président de la FAF, c’est le problème. Même s’il y a des gens qui travaillent mais ce n’est pas simple. On a passé un stage difficile en termes d’organisation. On est sorti de Sidi Moussa. Imaginez-vous, nous avons pris quatre avions pour un match en Algérie. Ça veut dire qu’il y a un truc qui ne va pas. Les gens qui réfléchissent doivent se poser la question » a d'abord confié avec regrets Belmadi, devant les médias.

Avant de donner davantage de précisions : « On s’est rendu la tâche difficile. On aurait aimé avoir Sidi Moussa prêt et avoir un stade d’Annaba prêt. Ils savaient qu’on allait jouer chez eux deux mois avant la rencontre. On n’a pas compris. C’est la fin du stage, on peut dire les choses. Il y a des choses qui ne doivent pas se reproduire. Il y a des gens qui ont une responsabilité. Il faut arrêter avec les déclarations inappropriées, les mensonges et autres pour toucher une seule personne. Il faut qu’ils s’arrêtent deux minutes. »

“On raconte des bêtises”

L'ancien joueur de l'OM et de Manchester City a conclu en pestant : « Cela fait cinq ans que je parle des terrains. J’aurais dû rester à Sidi Moussa 24h/24 et surveiller tous les terrains d’Algérie. Les gens doivent se respecter parce qu’à un moment donné il ne faut pas induire en erreur l’opinion publique. On raconte des bêtises, ces gens-là ne peuvent pas être sur les plateaux pour casser quelqu’un. » Le message est passé.

Algérie : le gros coup de gueule de Belmadi
Anthony Olivier

Explorateur et gratte-plume du football africain, j'aime brosser le portrait des nouvelles pépites du continent.