Ce samedi à Marrakech, l’Algérie et le Nigeria se retrouvent pour l’un des chocs les plus attendus des quarts de finale de la CAN 2025. D’un côté, les Super Eagles arrivent lancés après une démonstration face au Mozambique (4-0). De l’autre, les Fennecs ont dû puiser dans leurs ressources pour se défaire de la RDC (1-0 a.p.).
À la veille de ce rendez-vous, le sélectionneur agérien Vladimir Petkovic a prévenu : « Tous les détails seront importants face au Nigeria ». Deux, en particulier, pourraient peser lourd.
Le facteur stade : un environnement très différent pour les Fennecs
Jusqu’ici, l’Algérie a disputé l’intégralité de ses matchs au Stade Moulay Hassan de Rabat, connu pour ses tribunes proches de la pelouse. Cette configuration a souvent donné l’impression d’une véritable cuvette, propice à un soutien constant et bruyant des supporters algériens, capables d’offrir un second souffle au groupe dans les moments difficiles.
À Marrakech, où le stade sera entièrement rénové après ce match, le contexte change radicalement. Le stade est plus vaste, une large piste d’athlétisme sépare les tribunes du terrain, et l’impact sonore pourrait être moindre. Dans un match aussi serré, où l’intensité émotionnelle joue un rôle clé, cette perte relative du “douzième homme” pourrait priver les Fennecs d’un atout non négligeable, surtout face à une sélection nigériane habituée aux grands rendez-vous.
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Une revanche nigériane encore dans toutes les têtes
Le deuxième détail est d’ordre psychologique. Le Nigeria n’a pas oublié la demi-finale de la CAN 2019, perdue face à l’Algérie sur un coup franc magistral de Riyad Mahrez à la 95e minute (2-1). Un traumatisme encore bien présent chez plusieurs cadres actuels des Super Eagles.
On this night, Algeria broke the heart of millions of Nigeria with this mahrez free kick
— lobistars🇳🇬 (@john322226) January 6, 2026
We face them again in AFCON semi final. Revenge will served pic.twitter.com/08GIG0cxIU
Wilfred Ndidi, aujourd’hui capitaine, était déjà sur le terrain ce soir-là, tout comme Samuel Chukwueze, Moses Simon, Alex Iwobi et Victor Osimhen. Certains ont vécu de près l’action décisive, Ndidi ayant même concédé la faute fatale. Six ans plus tard, cette génération nourrit un esprit de revanche évident et voit ce quart de finale comme l’occasion idéale de solder les comptes.
Un choc indécis malgré tout
Si le Nigeria paraît plus frais physiquement, sa préparation a été perturbée par des tensions internes liées à des primes impayées. L’Algérie, elle, arrive avec moins de certitudes dans le jeu, mais une solidarité et une résilience déjà éprouvées dans ce tournoi.
À 17 heures, à Marrakech, ces deux détails pourraient bien faire pencher la balance dans un quart de finale qui s’annonce aussi excitant qu’indécis.

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