Licencié il y a quelques semaines par son club, le FC Sion, Alexandre Song est libre de tout contrat. Inactif, l’ex-international camerounais profite de cette période de pause pour faire des directs sur Instagram comme bon nombre de footballeurs. Le milieu de terrain a notamment raconté une anecdote sur son passage à Arsenal et ses choix de carrière. Morceaux choisis

Il ne faut jamais vivre au-dessus de ses moyens. Cette leçon de vie, Alex Song l’a apprise à ses dépens. Lors d’un direct sur Instagram avec Pascal Siakam, le basketteur camerounais des Raptors, l’ancien milieu de terrain d’Arsenal est revenu sur son mode de vie à Londres. «Quand je suis arrivé à Arsenal, j’ai signé mon premier contrat pro et je touchais 15 000 euros par semaine, j’étais tellement euphorique. Tu t’imagines, un jeune adolescent qui passe de 4 000 à 15 000… Et donc je voulais me frotter aux grands parce que je pouvais faire le shopping n’importe comment, les soirées de folie etc…», a confié le Camerounais.

Comme Henry….

En tant que joueur d’Arsenal, Alex Song a côtoyé de nombreux joueurs de talent dont un certain Thierry Henry. Impressionné par l’ex-international tricolore, le natif de Douala avait même voulu se calquer sur son mode de vie. «J’arrivais à l’entraînement et puis je voyais le King (Thierry Henry) arriver avec une voiture, mais putain, la voiture était un bijou et donc je me suis dit qu’il me fallait la même voiture coûte que coûte. Vous savez, en tant que footballeur, tu vas dans la maison, tu signes des papiers et on te donne la voiture, on fait des prélèvements sur ton salaire… C’est comme ça que j’avais la même voiture que le King», a poursuivi Song.

… mais pas pour bien longtemps

Si le neveu de Rigobert Song a donc pu acquérir la même voiture que le génial buteur français, il a vite déchanté face aux dépenses que ce bolide impliquait. «Mais je vous jure qu’au bout de deux mois j’ai fait retourner la voiture, tout mon argent allait dans le carburant et je leur ai dit, ‘donnez-moi une Toyota, votre machin est trop pour moi’. Quand je suis arrivé à l’entraînement, ‘Titi’ m’a demandé : ‘mais fiston où est la voiture ?’ Je lui ai dit : ‘grand cette voiture-là n’est pas à mon niveau’», a confié le milieu défensif. Si cette histoire peut prêter à sourire, elle est en fait révélatrice des dérives auxquelles sont exposés les jeunes footballeurs à qui l’afflux rapide de grosses sommes d’argent fait parfois tourner la tête.

Le Barça : un choix financier plus que sportif

Voilà qui a servi de leçon à l’ex-joueur du Rubin Kazan. Par la suite, grâce à sa signature à Barcelone, il a pu assurer son avenir financièrement parlant : «Quand le contrat du FC Barcelone est arrivé et que j’ai vu le montant que j’allais toucher, je n’ai pas réfléchi 4 fois, j’ai pensé à ma femme et mes enfants. Il fallait qu’après le foot il y ait une vie confortable pour eux… Et là, je reçois le directeur sportif du Barca qui me disait que je ne n’allais pas jouer beaucoup. Moi je m’en foutais, je savais que c’est maintenant que je serai millionnaire».

Hélas, en privilégiant l’aspect financier au détriment du sportif, l’ancien Bastiais n’a pas vraiment confirmé à Barcelone, passant à côté d’une carrière qui aurait pu être beaucoup plus brillante. Un véritable gâchis eu égard à son immense talent.