Mercredi, le groupe français Lagardère Sports a publié un communiqué cinglant pour dénoncer la «rupture unilatérale» du contrat sur les droits médias et marketing du football africain censé le lier à la Confédération africaine de football (CAF) jusqu’en 2028. 48 heures plus tard, l’instance panafricaine vient de répondre à la firme française à travers un long communiqué.

«En 2017, l’Autorité égyptienne de la concurrence (ECA) a constaté que l’accord (noué par la précédente direction de la CAF, ndlr) enfreignait les règles de la concurrence égyptienne parce que Lagardère avait été nommé agent exclusif de la CAF pour les droits marketing et médias pendant une période ininterrompue de 20 ans sans appel d’offres. Par la même décision, l’ECA a déclaré l’accord nul et non avenu et a imposé un certain nombre de mesures correctives à la CAF. Ces recours comprenaient l’obligation de résilier immédiatement l’accord et de suspendre ses effets sur le marché égyptien», a d’abord rappelé la CAF, qui estime donc n’avoir fait qu’appliquer la décision de la justice égyptienne, où se situe son siège.

«Compte tenu de ce qui précède, la CAF n’a eu d’autre choix que de résilier le contrat. La CAF a fait savoir à maintes reprises à Lagardère, y compris lors d’une réunion cette semaine, que sa résiliation de l’accord n’était pas une ‘décision unilatérale’, comme cela a été présenté à tort dans le récent communiqué de presse de Lagardère. La résiliation de l’accord est la conséquence juridique de la décision de la Cour, des jugements des tribunaux égyptiens et des recommandations et de la décision imminente du CCC (Commission du Marché commun Afrique de l’Est et du Sud)», a insisté l’instance. Chaque partie campe donc sur ses positions et ce litige se réglera certainement devant les tribunaux, ce qui n’est pas étonnant au vu des montants en jeu (le contrat est évalué à un milliard de dollars)…