Joseph Antoine Bell fait partie des candidats recalés une première fois par la Fécafoot pour occuper le poste de président de l’instance lors des élections qui auront lieu samedi. Lundi, ils ont été invités à rencontrer Joseph Owona, président du comité de normalisation de l’instance afin d’aborder les éléments manquants dans leur dossier de candidature. Les postulants en ont profité pour faire part de leurs griefs. « Je crois malheureusement que lui aussi (Joseph Owona, ndlr) est tombé dans l’erreur généralisée depuis toujours, qui consiste à croire que le jour le plus important de l’élection à la Fécafoot est le jour de la finale« , regrette Bell, cité par Camfoot.com. « Cette finale est pour moi, l’instant où on remet le trophée. (…) Pourtant, ce jour-là, il est déjà trop tard et les jeux sont faits. Voilà pourquoi l’année dernière on a pu voir des gens capables d’élire quelqu’un qui est en prison« .

L’ancien gardien de but remet en cause la composition des délégués appelés aux urnes. D’après lui, le jour de l’élection, l’observateur envoyé par la FIFA pour vérifier le bon déroulement du scrutin dira que « les élections se sont bien passées, ‘il n’y a pas eu d’incident et monsieur un tel a eu 100% de voix, on n’y eut rien, j’ai vu des gens aller voter librement’. Seulement, il ne sait pas que ces gens ont été choisis précisément par celui pour qui ils vont voter. Or, nous qui avons suivi, savons que dans les 45 départements et dix régions où il y a eu élection, il y a eu problème. »