Samuel Eto'o

Battu 2-0 par l’Ouzbékistan vendredi en amical, le Cameroun a affiché un visage inquiétant à moins de deux mois de la Coupe du monde 2022. Alors qu’on pouvait attendre de sa part un véritable coup de gueule, comme en juin dernier après la victoire pas suffisamment convaincante à ses yeux face au Burundi (1-0), le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o, a surpris son monde en indiquant qu’il est satisfait de l’attitude des joueurs et qu’il considère cette défaite comme positive.

«La défaite ? Ce n’est pas le plus important pour nous. Ce que nous voulions voir, nous l’avons vu. C’était beaucoup plus la réaction de l’équipe.  Et pour la première fois, j’ai souhaité voir l’équipe du Cameroun perdre, sachant que nous avons notre objectif qui est : partir de la compétition le 18 décembre à Doha (jour de la finale du Mondial, ndlr). Donc vous allez mieux comprendre, quand je vous dis partir de la compétition le 18, ça veut dire que notre objectif, nous ne nous le perdons pas de vue. Parce que c’est possible. Mais pour l’atteindre, évidemment il faut voir comment le groupe vit quand il y a des difficultés. Et c’est ce que nous voulons voir. Nous n’avions plus beaucoup de temps pour voir ce groupe-là et, comme j’ai dit dans le vestiaire, je félicite ce groupe parce que j’ai vu des réactions positives à la mi-temps. J’ai vu dans le stade des réactions positives. Quand on veut vivre ensemble, il faut que le groupe soit humainement bon», a plaidé l’ancien buteur du FC Barcelone au micro de la CRTV, avant de réaffirmer ses ambitions.

«Je ne sais pas si vous vous rappelez quand j’ai dit ‘je veux voir un groupe humainement bon’. Et évidemment il y a aussi la fatigue. Moi-même je suis arrivé hier avec une partie des joueurs, tout ça. Et je pense que le 27 (mardi contre la Corée du Sud en amical, ndlr) nous aurons une très très belle équipe du Cameroun bien reposée. Et nous allons chercher d’autres enseignements de ce match-là. Mais le plus important pour nous est notre première finale, bien évidemment, c’est le 24 novembre à Doha (pour l’entrée en lice au Mondial contre la Suisse, ndlr). (…) Cette équipe partira de Yaoundé, avec le rêve, comme toutes les autres nations, d’aller gagner. Après ? La Coupe du monde écrira son histoire», a conclu un Eto’o loin de partager les craintes de son ex-coéquipier Mohamadou Idrissou.