Attaquée de toute part et notamment par la Tunisie depuis le quart de finale houleux de la CAN 215 contre les Aigles de Carthage, la Guinée Equatoriale a adressé une riposte musclée au camp tunisien.


Sous le feu des critiques, la Guinée Equatoriale riposte. Pointé du doigt et accusé de tous les maux par la Tunisie après l’élimination des Aigles de Carthage en quart de finale de la CAN 2015, le pays hôte de la compétition est monté au créneau pour défendre sa sélection nationale et déplorer l’attitude des adversaires du Nzalang Nacional lors de cette rencontre houleuse. Lundi, le gouvernement local s’est fendu d’un communiqué salé en guise de réponse à toutes les attaques venues du camp tunisien.

« Nous allons donner raison aux journaux tunisiens lorsqu’ils parlent de ‘honte’, mais c’est leur sélection qui devrait avoir honte, car, d’après le classement de la FIFA, elle occupe la 22e place et a perdu contre la Guinée équatoriale, qui occupe la 118e place« , fait notamment remarquer le communiqué. « Etant donné cette différence, elle aurait dû gagner 4-0 et ne pas pleurer pour un penalty douteux […] Nous leur donnons raison lorsqu’ils parlent de ‘scandale’, mais ce sont leurs joueurs qui ont provoqué le scandale avec leur comportement peu digne de celui de sportifs, qui se sont même mis sur le banc du Nzalang pour insulter et cracher sur les membres de notre sélection, qui ont poursuivi l’arbitre pour l’agresser et qui sont sortis du terrain de jeu en insultant et en faisant des gestes obscènes aux supporters. »

Vers une sanction de la CAF

Un tacle aux Aigles de Carthage en guise de première lame, avant que Javier Balboa ne vienne placer la seconde. Si le milieu de terrain, auteur des deux buts qui ont qualifié son équipe en demi-finale, a reconnu dans des mots voilés « qu’il n’y avait pas penalty » sur la faute sifflée par l’arbitre de la partie, le joueur d’Estoril s’est montré plus explicite ce mardi en conférence de presse pour condamner les joueurs de Georges Leekens. « Je ne comprends pas les Tunisiens. Une sélection de ce niveau ne devrait pas se rabaisser à ce type de jeu sale. Ils se sont beaucoup plaints du penalty, mais eux, après avoir mis leur but, ils ont joué la montre, tombaient facilement. Là, ils ne disaient rien…« , a-t-il fait observer.

Alors que la Guinée Equatoriale a décidé de faire front pour répondre aux attaques tunisiennes, mais aussi celles venant d’observateurs qui dénoncent un arbitrage-maison après cette rencontre et celle face au Gabon, la Confédération africaine de football semble avoir pris fait et cause pour le pays organisateur. L’instance doit statuer ce mardi sur les éventuelles sanctions à adresser aux joueurs et officiels tunisiens après les débordements survenus à l’issue du coup de sifflet final.