Vice-champion d’Afrique, le Ghana débute sa CAN 2017 par un match piège face à l’Ouganda ce mardi à 16h GMT (17h Paris) à Port-Gentil. De retour à la CAN après 39 ans d’absence, les Cranes ont souvent donné du fil à retordre aux Black Stars ces derniers temps.


On les avait quittés en larmes à Bata il y a deux ans après leur défaite en finale face à la Côte d’Ivoire au terme d’une interminable séance de tirs au but (0-0, 8-9 tab). Ce mardi à 16h GMT (17h Paris) à Port-Gentil, le Ghana signe son entrée dans le groupe D de la CAN 2017. « A la dernière CAN, on était tout proche, 22 tirs au but et nous étions la meilleure équipe. Mais c’est bon pour les souvenirs, maintenant on veut réaliser quelque chose ici« , prévient le sélectionneur des Black Stars, Avram Grant.

Cette fois, les coéquipiers d’André Ayew vont commencer par défier l’Ouganda. De retour à la CAN après 39 ans d’absence et seulement qualifiés parmi les deux meilleurs deuxièmes, les Cranes paraissent inférieurs sur le papier face aux frères Ayew, Gyan et autres Atsu. Mais la partie est loin d’être gagnée d’avance, et cela les Ghanéens ne le savent que trop bien. D’abord parce que la Guinée Bissau (1-1 face au Gabon), le Zimbabwe (2-2 contre l’Algérie) ou encore le Togo (0-0 contre la Côte d’Ivoire) ont montré que les supposés petits ne se laissent pas faire lors de cette CAN.

L’Ouganda, tout un symbole

Surtout, l’Ouganda réussit très mal au vice-champion d’Afrique ces dernières années : défaite et match nul en éliminatoires de la CAN 2015, puis à nouveau match nul à domicile (0-0) il y a trois mois en qualifications au Mondial 2018. « L’Ouganda est une équipe difficile qui joue un très bon football. Ils nous ont donné des moments compliqués lors de nos dernières confrontations« , a admis Grant, déjà en poste il y a deux ans, lundi en conférence de presse. « Notre tâche est de démontrer aux autres que nous sommes une équipe forte. »

Un objectif que caresse aussi l’Ouganda, qui voit dans cette affiche un signe du destin. « La dernière fois qu’on a joué la CAN, c’était la finale en 1978 face au Ghana (défaite 2-0). Après 39 ans, on revient et on rejoue contre le Ghana. C’est un destin qui a du sens« , a souligné le sélectionneur Milutin Sredojevi? devant la presse. La vengeance est paraît-il un plat qui se mange froid…