Il aura fallu attendre le dernier match de la 1ère journée de la phase de groupes de la CAN 2019 pour assister à une double première : la première expulsion de cette CAN, mais aussi la première grosse polémique sur l’arbitrage.

On jouait la 54e minute de Ghana-Bénin (2-2) mardi soir lorsque John Boye, après avoir patienté quelques secondes pour frapper un coup franc dans sa moitié de terrain, décidait finalement de remonter pour laisser son gardien Richard Ofori se charger de ce coup de pied arrêté. Difficile de savoir si le défenseur central de Metz essayait déjà de gagner du temps (le Ghana menait 2-1 certes mais il restait 40 minutes à disputer) ou s’il a tout simplement répondu à une consigne de son portier.

Toujours est-il que l’arbitre de la rencontre, le Tunisien M. Essrayri, a considéré cette attitude comme une tentative de gain de temps et l’officiel s’est précipité vers le Ghanéen, déjà averti en première période suite à un tacle en retard sur D’Almeida, pour lui distribuer un second carton jaune, synonyme d’expulsion…

Il s’agit d’une décision au mieux très sévère voire totalement injustifiée dans la mesure où l’officiel n’avait même pas adressé un avertissement verbal au joueur pour lui dire de se dépêcher. A dix, le Ghana a concédé l’égalisation neuf minutes plus tard. «Ça fait partie du jeu», a tenté de philosopher l’attaquant des Black Stars, Jordan Ayew, au micro de beIN Sports à l’issue de la rencontre… Pour rappel, la VAR ne sera utilisée qu’à partir des quarts de finale

 

L’improbable expulsion de John Boye

La réaction de Jordan Ayew