Adopté vendredi dernier à l’occasion du 70e congrès de la FIFA, l’amendement qui facilite le changement de nationalité sportive de certains internationaux va profiter aux sélections africaines. Cependant, dans de très rares cas, il peut aussi avoir l’effet inverse ! L’exemple le plus frappant concerne Jérémie Boga.

En avril 2017, alors âgé de 20 ans, l’ailier né en France avait dit oui au pays de ses parents, la Côte d’Ivoire. Celui lui avait valu une première cape en juin de la même année sous l’ère Marc Wilmots (13 minutes jouées lors du 3-2 de triste mémoire concédé à domicile contre la Guinée dans les éliminatoires de la CAN 2019).

Ensuite, avant de casser la baraque en 2019/20 avec Sassuolo (11 buts et 4 passes décisives en 34 matchs de Serie A) et de se retrouver dans le viseur des cadors européens, le natif de Marseille n’avait pas spécialement brillé en club et il n’avait donc plus été rappelé en sélection, à cause aussi de la crise sanitaire. Comme il a joué en match officiel avec les Eléphants, Boga n’avait toutefois jusqu’à présent aucun moyen de changer de nationalité sportive et d’opter pour les Bleus. Sauf que depuis vendredi, ce critère a été supprimé et remplacé par 4 nouvelles conditions :

  • Avoir débuté en équipe nationale A avant l’âge de 21 ans (Boga avait 20 ans et 5 mois)
  • Avoir joué 3 matchs au maximum avec l’équipe nationale A concernée (Boga compte une seule sélection)
  • Ne pas avoir pris part à la phase finale d’un grand tournoi avec l’équipe nationale A concernée (Boga n’a joué que les éliminatoires de la CAN)
  • Ne plus avoir été appelé en sélection depuis au moins 3 ans (Boga n’a plus été aligné en sélection depuis 3 ans et 3 mois).

Boga coche donc toutes les cases et il peut, s’il le souhaite, demander à jouer pour l’équipe de France. Rien n’indique toutefois que ce soit la volonté du joueur et malgré, ses performances remarquées, la concurrence reste sévère à son poste chez les Bleus. La balle est dans le camp de l’ailier…