FIFA : Qui sera le candidat de la CAF ?

La Confédération africaine de football va tenir son comité exécutif à partir de ce vendredi au Rwanda en marge du CHAN 2016. A l'issue de cette réunion, l'instance doit annoncer le nom du candidat qu'elle va soutenir pour la présidence de la FIFA.


Courtisée comme rarement ces derniers mois… Plus grosse confédération au sein de la FIFA avec 54 fédérations membres, la CAF n'a pas encore dévoilé le nom du candidat qu'elle compte soutenir pour la présidence de la FIFA dont le scrutin va se tenir le 26 février à Zurich. L'instance africaine est en passe de le faire et le suspense va être levé ce vendredi ou au plus tard durant le week-end lors comité exécutif qu'elle va tenir à Kigali en marge du CHAN 2016, dont la finale se jouera dimanche.

Le Sheikh Salman en favori

La question sera posée vis à vis des élections présidentielles de la FIFA et donc il appartiendra à ce moment-là au Comité exécutif et à son président de décider de la voie à suivre“, avait fait savoir le secrétaire général de l'instance, Hicham El Amrani, au moment de la signature d'un protocole d'entente entre les Confédérations africaine et asiatique (AFC) pour l'organisation de compétitions et des programmes de développement technique.

Un accord qui laisse présager d'un très probable soutien de la CAF pour le Sheikh Salman, qui n'est autre que le président de l'AFC, et qui a été dénoncé par le Prince Ali, également candidat. “Cet accord ressemble à une tentative flagrante de mettre en place un vote en bloc par les deux Confédérations“, a fait savoir le Jordanien qui a fait une timide campagne en Afrique, avant de préciser : “Je m'inquiète du fait qu'il ait pu y avoir une tentative de violer les règles électorales qui régissent le scrutin.

Sexwale dans les cordes

Autres candidats en lice, Jérôme Champagne, Gianni Infantino et le Sud-africain Tokyo Sexwale ne semblent pas être dans les petits papiers de la CAF, même s'ils ont tenté une dernière opération séduction, se rendant au Rwanda histoire de plaider leurs causes respectives auprès des présidents des fédérations africaines. Si Champagne est un interlocuteur régulier de la CAF, le Français a toujours peiné à rallier l'instance à sa cause. De son côté, Infantino est perçu comme le candidat de l'UEFA après le retrait de Michel Platini. Un Platini loin de jouir de la même cote de popularité dont pouvait bénéficier Blatter auprès des dirigeants africains.

Si l'hypothèse de voir la CAF soutenir un Africain avait un temps été évoqué avec les candidatures de Musa Bility (Liberia), recalé depuis, puis Tokyo Sexwale, cette idée a depuis pris du plomb dans l'aile. Le Sud-africain peinant à faire campagne non seulement sur le continent, mais aussi auprès des autres confédérations. Suffisant pour semer le doute jusqu'au sein de la Fédération sud-africaine, qui réfléchit pourrait finir par lâcher l'ancien compagnon de lutte de Nelson Mandela. Pour voir un candidat issu de l'Afrique à la tête de la FIFA, or intérim, il faudra sans doute repasser.

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Malick Bamba