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Sonny Anderson… Une solide réputation de buteur accompagne ce brésilien de 36 ans, né le 19 septembre 1970 à Goiatuba. Son gabarit athlétique (1m81 pour 72 kg) lui a permis de s’imposer dans un football européen où la puissance physique et la vitesse sont autant d’atouts pour perforer des défenses rompues aux joutes physiques. Si aujourd’hui, à la simple évocation de son nom, tout amateur de football repense à ses exploits et son sourire, il n’en fut pas toujours ainsi puisqu’il dût, comme nombre de ses compatriotes expatriés, faire ses preuves et s’adapter aux us et coutumes européens et à son football moins châtoyant qu’efficace et tactique.


C’est en Suisse, dans un relatif anonymat propice à l’acclimatation en douceur qu’offre le championnat helvète qu’il pose le pied en Europe. Doté d’une expérience de plusieurs années au sein de l’élite brésilienne, il s’est déjà fait remarquer comme un jeune buteur prolifique et arrive avec un titre de Champion du Brésil acquis au sein du prestigieux club de Vasco de Gama. Au Servette de Genève, en une saison et demi, il va lever tous les doutes sur ses facultés d’adaptation et termine la saison avec trois distinctions d’exception: meilleur buteur du championnat, meilleur joueur étranger et Champion de Suisse… Son aura ne cessera plus alors de grandir.

Sonny se révèle comme « l’OM de la situation »…

Alors que Sonny fait les belles heures de son club et la fierté des supporters du Servette, – nous sommes alors à l’automne 1993 – Bernard Tapie se débat en pleine tourmente de la crise juridico-médiatique créée par la révélation au grand jour de l’affaire VA-OM. Envolées les stars championnes d’Europe, Tapie doit reconstruire à peu de frais et en toute hâte une ligne d’attaque olympienne décimée. C’est tout naturellement qu’il jette son dévolu sur un joueur encore médiatiquement inconnu: Sonny Anderson. L’intuition de l’homme d’affaires se révèle payante puisqu’en six mois passés à la commanderie, Sonny Anderson confirme encore son talent et répond au delà des espérances aux espoirs placés en lui: il inscrira pas moins de 16 buts en à peine 20 matchs. Dans un contexte de crise aigüe une telle performance ne permet pas à Marseille de retenir son joyau qui dés la fin de la saison s’envole vers l’AS Monaco.

Sonny facine « comme un ouragan »

SonnyAndersonbuteur.jpg Sonny Anderson a changé de statut après sa pige réussie à Marseille. Ses qualités de buteur sont reconnues. Il intègre un club de la principauté ambitieux, doté d’un effectif où jeunes et joueurs expérimentés forment un groupe au potentiel extraordinaire, orchestré par un entraîneur en devenir: Arsène Wenger. Ce dernier compte sur Sonny pour modeler son équipe. Ses premiers pas chez les attaquants monégasques se feront avec un jeune joueur de dix sept ans: Thierry Henry. Leur complicité se dessine vite et durant ses trois saisons sur le rocher, Anderson va côtoyer des pointures telles que Victor Ikpéba, Enzo Scifo, Emmanuel Petit, Gil Rui Barros ou encore Youri Djorkaeff. Sa dernière saison sera marquée par le départ de son entraîneur pour le Japon remplacé par Jean Tigana, et l’éclosion d’un autre jeune buteur qui fait ses débuts en France: David Trézéguet. La saison 1996/97 se termine en apothéose puisque Sonny Anderson termine meilleur buteur et remporte le titre de Champion de France. Ces performances ne passent pas inaperçues et d’autant moins que la saison prochaine, dés Juin, va de dérouler en France la Coupe du Monde. Bien que la Seleçao n’ait pas offert à Anderson la reconnaissance méritée, la régularité qu’il affiche au plus haut niveau confère au brésilien un statut de joueur de classe mondiale qui attire désormais la convoitise des grands d’Europe.

Sonny à la sauce hollandaise

Louis Van Gaal fraîchement nommé entraîneur du Barça, invite Sonny à rejoindre les blaugrana. C’est un autre monde que découvre Anderson. Cette expérience va lui permettre d’enrichir son palmarès de deux titres de Champion d’Espagne et d’une Coupe du Roi. Ce passage au Barça sera pourtant moins heureux qu’il n’y parait: le technicien battave est très contesté malgré les titres. Il connait des difficultés pour s’imposer au sein du pléthorique effectif composé de l’armada néerlandaise des Patrick Kluivert, Frank et Ronald de Boer ou autres Zenden. Il y cotoie aussi ses compatriotes Giovanni et Rivaldo, le peu diplomate Hristo Stoitchkov, Iván de la Peña, l’emblématique Guillermo Amor, Vítor Baía, Fernando Couto, et le non moins talentueux Luís Figo. Le Club gagne des titres mais déplait par son jeu aux socios. Sonny lui, se retrouve fréquemment sur le banc, le technicien néerlandais étant peu porté vers l’offensive et la concurrence très vive. Il y jouera tout de même 55 matchs officiels en Championnat et Coupe d’Europe et marquera 21 buts.

Sonny Anderson – Jean-Michel Aulas : L’OL story

L’arrivée de Sonny Anderson à Lyon annonce le début d’une domination sans partage de l’Olympique Lyonnais depuis six saisons en France. Il a disputé 110 matchs de L1 pour 71 buts sous les couleurs lyonnaises. Troisièmes de la L1 dés la fin de sa première saison. Très vite Sonny retrouve efficacité et joie de vivre. Il marque le club de son empreinte, véritable emblème de ce qu’est devenu l’OL. La deuxième saison de Sonny à Lyon se solde par une deuxième place derrière le FC Nantes et une victoire finale en Coupe de la Ligue. Le brésilien remportera deux titres de Champion de France les deux années suivantes avant de rejoindre à nouveau l’Espagne pour le club de Villarreal (actuel club où évolue Robert Pires). SonnyAndersonbuteur2.jpg

Anderson – L’heure d’une retraite progressive

Sonny revient en Espagne pour n’y disputer véritablement qu’une saison pleine où il fera une belle campagne européenne. Il y succèdera à l’argentin Martín Palermo et précèdera Juan Pablo Sorín. Les aventures de Sonny au Qatar sont sportivement anecdotiques mais financièrement de l’ordre de ces propositions qui ne se refusent pas pour boucler une splendide carrière de joueur dans le football.

Anderson poursuit sa carrière à Lyon, Sonny Jubile

Si Sonny Anderson avait défrayé la chronique lors de son arrivée sur les rives de la ville aux deux fleuves pour les indemnités de transfert d’un montant jusqu’alors jamais atteint en France, il incarne aujourd’hui parfaitement l’ascension et la réussite du dessein d’Aulas pour son club. Un cinéma « Pathé » du centre ville porte désormais son nom. Il représente la réussite, le professionnalisme et le sourire charmeur qui doit séduire et rendre le club populaire. Au delà de ce rôle d’ambassadeur de luxe, Sonny Anderson exerce aujourd’hui ses compétences techniques au sein du staff lyonnais comme préparateur des attaquants à Tora Vologe.
S’il était nécessaire de prouver que cette passion commune n’est pas feinte, c’est à Gerland que Sonny Anderson fêtera son jubilé de fin de carrière le 11 Juin 2007. De nombreuses stars du ballon rond et du show bizz sont attendues.
Voici ce que l’on peut lire en se rendant su le site du jubilé : « Dessailly, Cavéglia, José Touré, Bebeto et Ronaldinho persistent et s’engagent ! Ces joueurs mythiques chausseront les crampons aux côtés de Sonny, le 11 juin !
Et d’autres personnalités seront également là comme Noah, Calogéro, Mc Solaar et Obispo ! De la scène à la pelouse, il n’y a qu’un pas, qu’ils sont tous très heureux de franchir pour leur ami Sonnygoal !! »

Les buts de Sonny Anderson

 Les clubs de sa carrière

Saisons 1987 à 1990: Vasco da Gama (Brésil)

Saisons 1991 à 1992: Guarani FC (Brésil)

Saisons 1992/93 à (novembre) 1994: Servette Genève (Suisse)

Saison 1993 (novembre) /94: Olympique de Marseille (France)

Saisons 1994/95 à 1996/97: AS Monaco (France)

Saisons 1997/98 à 1998/99: FC Barcelone (Espagne)

Saisons 1999/00 à 2002/03: Olympique lyonnais (France)

Saisons Septembre 2003 à 2004/05: Villarreal CF (Espagne)

Saison 2005: Al Rayyan Club (Qatar)

Saison 2006: Al Gharrafa Doha (Qatar)

 Sonny Anderson, un Palmarès exceptionnel

Champion du Brésil en 1990 au sein du CR Vasco da Gama

Champion de Suisse en 1994 au sein du Servette de Genève

Champion de France en 1997 au sein de l’AS Monaco, 2002 et 2003 au sein de l’Olympique lyonnais

Champion d’Espagne en 1998 et 1999 au sein du FC Barcelone

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1998 au sein du FC Barcelone

Vainqueur du Trophée des Champions en 2002 au sein de l’Olympique lyonnais

Vainqueur de la coupe de la Ligue Française en 2001 au sein de l’Olympique lyonnais

Supercoupe d’Europe en 1997 au sein du FC Barcelone

Vainqueur de la coupe Intertoto en 2004 au sein du Villarreal CF

Meilleur buteur du Championnat Suisse 1993 au sein du Servette Genève

Meilleur joueur étranger du Championnat Suisse 1993 au sein du Servette Genève

Meilleur buteur du Championnat de France 1996 au sein de l’AS Monaco

Meilleur buteur du Championnat de France 2000 au sein de l’Olympique lyonnais

Meilleur buteur du Championnat de France 2001 au sein de l’Olympique lyonnais

Meilleur buteur du Championnat du Qatar 2005 au sein d’Al Rayyan Club

Par Malonapi du site L’Univers De l’Entraîneur