C’est une affaire qui n’a pas fini de coller à la peau de Serge Aurier. En février 2016, celui qui était alors latéral droit du PSG insultait son entraîneur de l’époque, Laurent Blanc, dans une vidéo diffusée sur le réseau social Périscope. Dans un entretien à paraître mardi dans France Football, l’actuel sociétaire de Tottenham met notamment en avant sa méconnaissance de l’outil Périscope pour expliquer son dérapage.

«C’est comme si une application sortait aujourd’hui. Comme tout le monde, on la découvre, on télécharge, on se met dessus et on ne sait pas ce qu’il se passe. La vidéo, elle a duré plus de deux heures ! Mais les gens en ont pris dix minutes. Même pas ! J’ai même fait des freestyles de rap dedans. Je ne suis même pas concentré parce que je joue à la PlayStation. (…) Je réponds à des questions, je ne calcule même pas. On parlait, on rigolait», s’est défendu l’international ivoirien, qui s’est senti abandonné face à la tempête médiatique générée par cette affaire.

«J’étais tout seul au milieu d’une foule qui me jetait des pierres. Il n’y avait personne pour me sauver. Il n’y avait que moi. Aujourd’hui, les gens en parlent encore. Moi-même, je me dis que ça ne finira jamais», a déploré le vainqueur de la CAN 2015, parti du PSG avec de gros regrets. «Dans cette équipe, il n’y en avait pas beaucoup qui avaient l’amour du maillot comme moi. L’amour de Paris comme moi. J’étais fier de jouer dans ma ville, fier de l’importance que j’ai commencé à prendre. J’étais tellement content que rien ne pouvait m’arrêter. Le fait que tout ça m’en ait dégoûté, au point de partir, c’est dommage.» «Moi-même, je suis ‘guez’, parfois», a conclu Aurier avec autodérision.