Si on nous avait dit il y a seulement ou deux mois que le Paris Saint-Germain serait à l’heure qu’il est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions avec un Idrissa Gueye encensé de toutes parts, peu de personnes auraient misé sur ce scénario. Et pour cause, après sa masterclass face au Real Madrid (3-0) en septembre 2019, le milieu de terrain de 31 ans était largement rentré dans le rang, au point de perdre progressivement sa place de titulaire la saison passée et même d’être présenté parmi la liste des candidats au départ au cours des deux derniers mercatos.

Après son déclassement progressif sous les ordres de Thomas Tuchel, dont il était pourtant considéré comme le «chouchou», on promettait l’enfer à l’international sénégalais avec l’arrivée de Mauricio Pochettino, qui semblait plus enclin à s’appuyer sur Verratti et Paredes au milieu de terrain. D’ailleurs, si Gueye avait dit oui à la proposition de Newcastle au tout début du mois de février, son club ne l’aurait peut-être pas retenu…

La LDC lui convient mieux

Mais l’ancien Lillois a décidé de rester et il a pu, au gré des absences des uns et des autres, marquer des points aux yeux de son nouveau coach, avec en point d’orgue donc, ses deux masterclass face au Bayern (3-2, 0-1) en quarts de finale aller et retour de la LdC. Compensations, harcèlement incessant, retours salvateurs, projections : le Lion a été au four et au moulin, ce qui a incité Pochettino à le comparer à une «machine» pendant que les réseaux sociaux et son ancien sélectionneur Alain Giresse le rebaptisaient N’Golo Kanté !

Reste désormais au finaliste de la CAN 2019 à faire preuve de régularité pour prouver qu’il a bel et bien sa place dans cette équipe. La LDC, une compétition où le PSG est plus amené à subir en raison de sa propension à jouer en contre, contribue aussi à mettre davantage en valeur ses qualités par rapport à la L1 où le Sénégalais ne brille pas toujours par la justesse de ses choix lorsque son équipe fait le jeu. Plutôt intéressant dans l’utilisation du ballon mardi face au Bayern (82% de passes réussies), le natif de Dakar va devoir continuer dans cette voie.