Tunisie-Kasperczak : “Pas eu de contact avec la Côte d’Ivoire”

Contre toute attente, Henryk Kasperczak s’est engagé avec la Tunisie alors que son nom était couché sur une short-list de trois entraîneurs aptes à succéder à Hervé Renard du côté de la Côte d’Ivoire. Approché par France Football pour en savoir davantage, le technicien franco-polonais révèle à la surprise générale qu’il n’a jamais pris langue avec la Fédération ivoirienne de football (FIF).


De notre correspondant à Abidjan

Henryk Kasperczak vient en rajouter au capharnaüm qui entoure le bail qu’il vient de parapher avec les Aigles de Carthage de Tunisie et sa candidature au poste de sélectionneur en Côte d’Ivoire. Selon l’ancien international polonais, il n’y a jamais eu de contact entre lui et les dirigeants du football ivoirien. “Tout ce que j'ai appris à travers les journaux était confus. J'ai d'ailleurs su que je faisais partie d'une liste de candidats pour le poste d'entraîneur des Eléphants. Mais, je n'ai pas eu à discuter avec les dirigeants ivoiriens“, laisse-t-il entendre avant d’être plus affirmatif : “Non, je n'ai pas eu de contact avec eux. En plus, je ne connaissais pas la procédure de la fédération. Je n'avais aucun renseignement.

Il n’existe pas de raisons indubitables pour récuser ces propos, certes. Ils font toutefois appel, légitimement, à une question : comment les dossiers de candidature du technicien franco-polonais ont pu atterrir sur les bureaux de la FIF jusqu’à ce qu'il soit retenu pour faire partie de la short-list ? Cette interrogation prend tout son sens d’autant plus que selon une source bien informée, Kasperzack était de surcroît le premier choix des responsables fédéraux.

Face au mur de silence auquel se heurte cette préoccupation l’on peut tout simplement déduire que l’ex sociétaire du FC Metz a candidaté par le biais d’un agent. Rien n’est moins sûr. Car à l’en croire, il n’est pas du genre à privilégier les intermédiaires. “Je préfère généralement le faire moi-même et directement. Avec un agent, ça ne vous donne pas la garantie. Je n'ai pas eu de contact“, insiste-t-il.

La fédération tunisienne a des ambitions qui sont très claires

En clair, Henryk Kasperzack n’était pas intéressé par un retour en Côte d’Ivoire après 1994. Ou du moins, la FIF n’a pas manifesté suffisamment d’intérêt pour son ancien employé, contrairement à son homologue tunisienne qui l’a appâté avec un projet sans équivoque. “Ce qui m'a surtout motivé, c'est que la Fédération tunisienne a des ambitions qui sont très claires. Il s'agira de chercher à améliorer la position de la Tunisie dans le football africain. Il y a aussi des aspects qui sont intéressants. Comme la qualification pour la prochaine CAN et surtout la qualification à la phase finale de la Coupe du monde 2018. Ce sont de réelles motivations qui m'ont poussé à aller travailler avec la Tunisie“, confie-t-il.

Le challenge est somme toute assez attrayant pour celui qui a obtenu une place de finaliste à la CAN 1996 avec les Aigles de Carthage. Il revient donc à la Côte d’Ivoire de proposer le même challenge à son futur sélectionneur qui sera soit Michel Dussuyer soit Frédéric Antonetti. A moins que la FIF ne décide de faire autrement.

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Pierre Kouamé