Andy Delort, Algérie

Voilà des déclarations qui ne vont pas arranger le cas d’Andy Delort… Alors qu’il a effectué son retour en sélection avec l’Algérie ce mois-ci après avoir demandé pardon au sélectionneur Djamel Belmadi et au peuple algérien, l’attaquant de Nice se retrouve sérieusement contredit par son ex-directeur sportif Julien Fournier. Dans une interview accordée mercredi à RMC, le dirigeant a en effet assuré que le Fennec avait décidé de se mettre de lui-même en retrait de la sélection à son arrivée au Gym à l’été 2021, sans subir aucune pression de la part du club azuréen.

«Lors du premier entretien que j’ai eu avec lui, il m’a dit en rigolant, mais sérieusement : ‘Par contre, ne t’inquiètes pas, je ne ferai pas la CAN’. Il était déjà dans les bureaux pour signer donc il n’y a pas eu de chantage. Nous n’avions pas un nombre incroyable de joueurs en partance pour la CAN. Cela n’a pas été un paramètre qui entrait en ligne de compte pour faire signer Andy», a juré Fournier.

«Est-ce que vous pensez qu’un directeur sportif ou un entraîneur peut, quand vous connaissez un peu Andy Delort, l’obliger à ne pas aller à la CAN une fois qu’il a signé ? C’est impossible», a assuré l’homme de 48 ans. «J’ai cru comprendre en lisant une déclaration d’Andy qu’il aurait dû mieux s’expliquer auprès de Djamel Belmadi parce qu’il avait des raisons personnelles. La réalité, c’est que, lorsque j’ai vu Andy dans le bureau, avant de faire la visite médicale, il m’a dit ‘je ne ferai pas la CAN'. Je ne vais pas vous dire que cela m’a fâché. J’étais content qu’il ne la fasse pas, égoïstement bien entendu, mais nous n’avions pas cinquante joueurs qui allaient partir à la CAN.» Des propos qui risquent d’écorner un peu plus l’image de Delort auprès des supporters algériens…