Fraîchement reconduit pour quatre années supplémentaires au poste de président de la Fecafoot, Samuel Eto’o n’a pas attendu une minute pour donner le ton. À peine intronisé, le patron du football camerounais a tenu un discours ferme, presque martial, qui en dit long sur la suite de son mandat. Et derrière ses mots, un message apparaît évident : Marc Brys est directement visé.
« Aucun joueur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Aucun entraîneur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Celui qui veut défendre le maillot du Cameroun devra accepter que le Cameroun est au-dessus de lui. S’il ne l’accepte pas, je prendrai mes responsabilités », a-t-il déclaré devant l’assemblée.
🎥 Samuel Eto’o : « Aucun joueur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Aucun entraîneur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Celui qui veut défendre le maillot du Cameroun devra accepter que le Cameroun est au-dessus de lui. S’il ne l’accepte pas, je prendrai mes responsabilités ».… pic.twitter.com/tpce28Tz4t
— AllezLesLions (@AllezLesLions) November 29, 2025
Une sortie qui intervient dans un climat marqué par des mois de querelles institutionnelles, par la contestation d’une partie du public, par les accusations de sabotage dans la presse, et par des manifestations hostiles lors de l’élection elle-même. Eto’o a beau avoir été réélu, son autorité est loin d’être incontestée.
Brys dans la ligne de mire
Depuis la nomination même du Belge contre son gré par le Ministère, mais encore plus par l’élimination du Cameroun en barrages du Mondial 2026 face à la RDC, la relation Eto’o–Brys est au bord de la rupture. La presse locale a révélé que le président travaillerait déjà à son départ avant la CAN. Toutefois, le ministère des Sports, qui finance le sélectionneur, pourrait continuer de bloquer cette décision.
L’avenir de Brys dépend donc moins du terrain que du rapport de force politique.
Un mandat qui commence comme le précédent a fini
Eto’o, loin de temporiser, choisit la confrontation. Lui se veut restaurateur de discipline et de souveraineté du football camerounais. Ses détracteurs y voient déjà une gouvernance autoritaire qui risque d’étouffer le football camerounais et son équipe nationale au lieu de la relancer. Et les joueurs qui refuseraient de se plier à ses directives pourraient aussi en faire les frais, son discours rappelant la menace de suspension lancée à leur encontre en 2024.
Une seule certitude : le feu ne s’est pas éteint. Il s’embrase de plus belle.

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