Devenu vendredi le 7e président de l’histoire de la Confédération africaine de football (CAF), le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe a livré ses premiers mots dans la foulée à l’occasion de l’assemblée générale de l’instance puis en conférence de presse. Voici l’essentiel à retenir de sa première prise de parole.

Une tournée dans chacun des 54 pays d’ici un an

«Je vais visiter tous les pays membres, car il est important que je sois à vos côtés afin de voir les défis à relever pour susciter des changements et rencontrer les dirigeants sportifs et les leaders politiques de chaque pays pour mettre en œuvre l’ensemble des décisions prises.»

L’urgence sur la situation financière

«Il est extrêmement urgent d’agir. Il faut améliorer la situation financière de la CAF et la mettre dans une position beaucoup plus saine. (…) Nous devons réduire la distance entre les membres et la CAF. Nous comprenons clairement ce qui doit être fait. Parfois, nous trouvons des mots fantaisistes pour décrire ce qui doit être fait, mais le plus important est la mise en œuvre. (…) 95% de nos conversations porteront sur le football, mais aussi 5% où nous discuterons de l’importance des partenariats avec le secteur privé. Nous devons restaurer la fierté, la dignité et le respect de l’Afrique.»

Les droits TV, nerfs de la guerre

«Le visage du football africain ne sera plus jamais le même et je suis très enthousiaste. Il est urgent de produire des résultats. Nous devons nous assurer que le football africain n’est pas seulement compétitif, mais est aussi une réussite mondiale. L’Afrique dépense des millions de dollars chaque année pour payer les droits télévisuels et voir des matchs en dehors de l’Afrique. Il est nécessaire de fabriquer nos propres produits.»