Malgré sa rencontre avec les autres candidats ce week-end à Rabat, l’Ivoirien Jacques Anouma compte bien maintenir sa candidature pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), contrariant ainsi les plans de la FIFA.

Nouveau rebondissement dans l’élection pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) qui se tiendra le 12 mars prochain à Rabat au Maroc. Alors que les 4 candidats en lice s’étaient mis d’accord le week-end dernier sur une répartition des postes en se rangeant tous derrière le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, L’Equipe révèle ce mardi que Jacques Anouma n’a pas renoncé à se présenter !

«Pour lui, le texte signé à Rabat n’était qu’un PV de réunion qui ne l’engage pas à un accord définitif», souligne le quotidien sportif. A moins que le président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, qu’il doit prochainement rencontrer ne décide de le dissuader, l’homme de 69 ans compte bien aller jusqu’au bout. Alors qu’il s’attendait à rencontrer seulement les deux autres candidats d’Afrique de l’Ouest, le Sénégalais Augustin Senghor et le Mauritanien Ahmed Yahya, Anouma n’a pas apprécié d’apprendre au dernier moment que Motsepe serait également présent à Rabat, se sentant piégé.

La FIFA met la pression

Persuadé qu’il a ses chances et qu’il peut viser mieux que le poste de «conseiller spécial» qui lui a été promis, l’Ivoirien commence à faire peur à la FIFA, qui tente de tirer les ficelles en coulisses et qui a fait de Motsepe son candidat. Certains estiment d’ailleurs que ce n’est pas un hasard si Anouma a reçu le 26 février un courrier de l’instance dirigeante du ballon rond lui demandant des comptes sur le financement de sa campagne. La FIFA soupçonne le candidat d’avoir bénéficié d’un soutien financier de 15,3 millions d’euros (dix milliards de francs CFA) émanant des autorités ivoiriennes.

«Il est à noter que le candidat ne reçoit pas de financement des autorités ivoiriennes, ces dernières s’étant engagées, à travers le communiqué sanctionnant le conseil des ministres du 20 janvier 2021, à mener des actions diplomatiques et relationnelles pour la promotion de la candidature», a répondu Anouma dans un communiqué. Ce scrutin réserve peut-être encore plus d’une surprise !

Le communiqué d’Anouma

Peut être une image de texte