Auteur d’un arbitrage à sens unique lors du quart de finale qui a opposé la Tunisie à la Guinée Equatoriale samedi soir, le Mauricien Rajindraparsad Seechurn a une nouvelle fois montré tous les maux qui gangrènent le football africain. D’autant plus qu’il n’en est pas à son coup d’essai. Au final, c’est tout un continent qui est décrédibilisé.


Un samedi soir au Nuevo Estadio de Bata, 92e minute d’une rencontre électrique entre la Guinée Equatoriale et la Tunisie. Les Tunisiens sont à deux minutes de la demi-finale. Et là, tout bascule ! Ivan Bolado se jette dans la surface de réparation devant Hamza Mathoulthi. Rajindraparsad Seechurn, l’arbitre mauricien du match, désigne le point de penalty, le stade exulte, la Tunisie déchante. La suite, le monde entier la connaît désormais.

Au cœur de la polémique, un homme : le tristement connu Seechurn. Arbitre FIFA depuis 2003, cet officiel est décrié depuis plus d’une décennie sur le continent africain. Un continent aux quatre coins duquel il n’a cessé d’empiler les « dossiers » à son compte pour avoir un CV long comme le bras ; à tel point que lorsque son nom apparaît sur la liste des arbitres désignés pour une rencontre, les supporters des deux camps se tiennent la tête à deux mains.

Voilà donc ce dont à droit le continent africain. Un officiel de 44 ans, dont le nom n’est jamais très loin lorsqu’il s’agit d’accomplir les basses œuvres. Mais bien plus que ce sifflet mauricien qui compte plusieurs affaires à son actif, mais qui n’a jamais inquiété – et dont il serait temps de mettre un terme à une carrière déjà trop longue – c’est un problème bien plus grand et grave dont il est question : celui de la corruption. Il faut oser dire les choses.

Déjà lors de la 3e journée de la phase de groupes, le Gabon en a vécu l’amère expérience et a tiré la sonnette d’alarme après son élimination face à cette même Guinée Equatoriale, dans des circonstances tout aussi troubles. La Tunisie a bu le calice jusqu’à la lie samedi. Désormais, à qui le tour en demies ? Ghana ou Guinée peuvent déjà redouter le pire.

Comment a-t-on pu tomber si bas ? Est-ce là le seul moyen trouvé pour « remercier » la Guinée Equatoriale d’avoir « sauvé » la CAN, compétition majeure de la CAF avec tous les enjeux financiers derrière ? A ce rythme, le Nzalang Nacional pourrait aligner son équipe B qu’il serait tout de même assuré d’être en finale. La plaisanterie n’a que trop duré et une fois de plus c’est le football africain dans son ensemble qui se retrouve sali et décrédibilisé. Une fois de plus, une fois de trop.

Déjà par le passé, les exemples du même type n’ont pas manqué d’alimenter les polémiques. Force est de constater que le problème est plus que jamais d’actualité et qu’il a, cette fois-ci, été montré aux yeux du monde entier, cette CAN étant sans doute celle ayant bénéficié de la plus grand couverture. Même si l’Afrique n’est pas la seule victime de ce genre de pratiques, les exemples ne manquant pas dans les autres continents, elle n’a que trop souffert de ces arrangements d’un autre âge. Il est temps que les choses changent