Depuis quelques heures, l’affaire fait grand bruit ! A l’approche du 8e de finale de la CAN 2019 entre Madagascar et la RD Congo programmé dimanche, le journal malgache La Gazette de la Grande Île a publié mercredi un article intitulé «Gros risque de disqualification pour l’adversaire des Barea». Dans celui-ci, le média, qui s’appuie sur un supposé article issu d’un obscur journal égyptien baptisé «Alh sports le Caire», accuse les Congolais d’avoir arrangé le match qui leur a permis de se qualifier face au Zimbabwe (4-0). Pour étayer ses dires, le journal affirmait notamment que «Moïse Katumbi le milliardaire congolais du TP Mazembe, aurait été aperçu non loin de l’hôtel des Zimbabwéens la veille du match.»

Mis au courant de ces accusations, le dirigeant congolais a répondu à travers un communiqué cinglant. «Au vu du contenu dudit article, et à titre liminaire, force est de constater qu’il s’agit d’un récit romancé totalement partial et non d’un travail d’ordre journalistique. En effet, l’article porte des accusations graves à l’encontre de Monsieur Katumbi tout en employant systématiquement le conditionnel (c’est-à-dire sans la moindre preuve) alors que le journaliste malgache paraît surtout espérer que sa nation puisse jouer – suite à des accusations sans fondement – le Zimbabwe plutôt que la RDC en 8ème de finale (voir même être directement qualifié pour l’étape suivante)», s’offusque le document.

La CAF sur la même longueur d’ondes

«Monsieur Katumbi dénonce formellement ces accusations mensongères. Monsieur Katumbi souhaiterait d’ailleurs souligner qu’à la date des prétendus faits, il avait déjà quitté l’Egypte et était donc dans l’impossibilité physique d’approcher un quelconque joueur. Son passeport le confirme, une copie de celui ci est jointe en annexe», met en avant le communiqué avant de demander à la Confédération africaine de football (CAF) d’intervenir.

«Mon client requiert que la CAF confirme publiquement qu’aucune enquête interne n’a été ouverte à l’encontre de Monsieur Katumbi. De plus, Monsieur Katumbi requiert que la CAF agisse promptement afin de sanctionner les affiliés ou autres membres derrière cette diffamation. Ici, mon client souhaite qu’une enquête soit faite de façon totalement transparente.» Requête en partie entendue puisque la CAF a confirmé quelques heures plus tard n’avoir rien remarqué de suspect autour de ce match.

Le communiqué de Moïse Katumbi