Malgré les démentis du sélectionneur de la Guinée, Paul Put, la CAN 2019 semble bien avoir été le théâtre de sombres affaires au sein du Syli National. Le capitaine de la sélection, Ibrahima Traoré vient en effet de confirmer que certains membres du staff, recrutés en Belgique par le technicien, se plaignent d’avoir été soumis à un racket sur leur primes.

«J’ai vu sortir ces histoires de racket au sein du Syli National. Pour avoir vécu de l’intérieur, je pense qu’il fallait que j’éclaircisse un peu cette histoire. En tant que capitaine, j’ai eu la chance de bénéficier de la confiance des gens qui ont subi cela (le racket, ndlr). C’est un fait avéré», a lâché l’ailier du Borussia Mönchengladbach dans un entretien vidéo diffusé ce lundi par 100% Foot et dont les propos ont été retranscrits par le site Foot224.

Paul Put auditionné ce lundi

«Il y a des phytothérapeutes qui sont venus me voir, qui m’ont dit qu’effectivement, de l’argent qu’ils touchaient, ils devaient en verser une certaine partie, poursuit-il, et que c’est le coach qui récupérait cet argent-là et qui devait aussi en verser une certaine partie à un monsieur qui s’appelle Tom, qui a aucun lien avec la fédération ou avec le Syli National mais qui effectivement récupère des commissions et aussi met des pressions sur ces personnes-là lorsqu’elles ne veulent pas payer et qui se sentent, j’ai envie de dire, un peu menacées. J’ai eu leur confiance pour que je règle ce problème. Dès que j’ai su ça, j’ai commencé à mener ce combat à l’interne pour que ça s’arrête.»

Malgré l’intervention de Traoré, ces manœuvres ont visiblement continué et Paul Put va devoir s’en expliquer au cours d’une audience prévue ce lundi devant la Fédération guinéenne et le ministère des Sports.

L’interview d’Ibrahima Traoré en intégralité