En conclusion de la CAN 2025, une sortie du président de la Confédération africaine de football (CAF) a retenu l’attention. Patrice Motsepe a tenu à mettre en avant ce que le football africain peut produire de plus fort : des images d’unité, au-delà des tensions politiques ou historiques entre certains pays du continent.
Interrogé sur plusieurs contextes sensibles en Afrique samedi en conférence de presse de bilan de la CAN 2025, le patron de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a livré un message volontairement rassembleur.
« Nous voulons une Afrique où il y a de bonnes relations et de bons liens entre les peuples. Le football a des obligations claires », a-t-il affirmé, rappelant la responsabilité sociale et symbolique du sport roi sur le continent.
Algériens et Marocains réunis dans les tribunes
Motsepe a particulièrement insisté sur une image qui l’a marqué durant cette CAN organisée au Maroc.
« Je me sens fier quand je vois des Marocains et des Algériens célébrer ensemble pendant le football », a-t-il déclaré.
🤝 CAF President Dr Patrice Motsepe on Rwanda, DR Congo, Morocco, and Algeria:
— Micky Jnr (@MickyJnr__) January 17, 2026
💬 “We want an Africa where there are good ties and relationships between each other. We are clear. Football has clear obligations. I feel proud when I see Moroccans and Algerians celebrate together… pic.twitter.com/BDOLRblFaj
Un symbole fort, tant la rivalité politique entre Maroc et Algérie dépasse largement le cadre sportif. Sur les gradins, pourtant, la CAN a offert des scènes de fraternité qui contrastent avec la réalité diplomatique. Et ce même si la suite a été plus nuancé, à l’image de la défaite du Maroc dimanche en finale célébrée en Algérie.
Rwanda et RDC : un message similaire… pour une situation bien différente
Le dirigeant sud-africain a élargi son propos à d’autres zones de tension du continent, évoquant également le Rwanda et la République démocratique du Congo. Là encore, Motsepe dit se réjouir lorsqu’il voit des responsables du football de ces pays ensemble dans un cadre apaisé.
Si les situations entre Maroc et Algérie d’un côté, Rwanda et RDC de l’autre, ne sont ni comparables ni identiques, Motsepe met en avant un point commun : la Coupe d’Afrique des nations.
La CAN comme vecteur du panafricanisme
La CAN ne résout évidemment pas les conflits politiques ou géopolitiques, mais elle peut montrer que le dialogue, la cohabitation et même la célébration commune sont possibles. À travers le football, c’est une forme de panafricanisme concret qui s’exprime, le temps d’un tournoi.

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