Après la signature d’une prolongation de 4 ans avec l’équipementier Puma le mois dernier, le premier vice-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Sory Diabaté, a dévoilé les détails de ce nouveau contrat au cours d’un long entretien publié sur le site de la FIF. Morceaux choisis.



 Les détails du nouveau contrat

« Nous avons renouvelé le contrat pour une période de 4 ans, de 2019 à 2022. Evidemment, nous nous gardons de donner le montant. Toutefois, il importe de savoir que lorsque la Fédération actuelle arrivait, nous étions à un montant inférieur à celui que nous avons aujourd’hui. Ce qui est important, c’est que nous avons amélioré le montant que nous avions en 2011, nous l’avons pratiquement doublé. Ce montant nous satisfait pleinement. »

 Le contexte du renouvellement

« Nous n’avons pas eu vraiment de difficultés pour renouveler ce contrat avec Puma. (…) Puma, en venant vers nous, n’était pas venu nous dire : ‘Nous arrêtons’. Puma a dit qu’il était prêt à continuer avec nous et qu’il fallait qu’on discute des modalités du renouvellement. Pour nous, cela a été facile dans la mesure où nous avons la confiance des responsables de Puma.
Quand on a vu comment l’équipe a connu des difficultés et qu’aujourd’hui on arrive à renouveler le contrat pour quatre ans, on peut se satisfaire de ce qui est mis à notre disposition aussi bien en dotation financière qu’en équipements (la marque allemande équipe toutes les sélections ivoiriennes, des U15 jusqu’au A en passant par les féminines, et elle s’est aussi engagée à fournir 11 000 ballons sur quatre ans).
 »

 Un nouveau maillot pour 2020

« Le deuxième aspect de cette rencontre en Allemagne concernait la validation du nouveau maillot de l’équipe nationale. Il s’agit de la sortie 2020. Chaque fois que Puma renouvelle son partenariat, elle soumet à la FIF un certain nombre de designs qui doivent être approuvés par la Fédération. C’est ce que nous avons fait. »

 Des replicas à prix modéré pour lutter contre la contrefaçon

« On sait que ces maillots contrefaits existent. La première action que nous avons menée quand nous avons constaté cela, c’était de mettre la main sur les personnes qui travaillaient sur ces contrefaçons. Deux personnes ont été ainsi mises aux arrêts. Et nous avons cherché à comprendre d’où ça venait. Nous avons travaillé à la source. Ces contrefaçons ne se fabriquent pas ‘au Black’. Ça vient de très loin, ça passe nos frontières et il y a des circuits de commercialisation de ces contrefaçons.

La réalité est que le pouvoir d’achat du consommateur moyen ne lui permet pas d’acheter les réplicas des maillots officiels. Cela lui laisse la possibilité d’aller s’approvisionner dans d’autres circuits de vente. Ce qu’il faut faire, c’est de fabriquer des replicas qui puissent être disponibles et vendus à des coûts modérés à nos supporters. Puma a donné son accord. On aura ces réplicas à des prix abordables et ils seront disponibles à la boutique de la Fédération et à d’autres points de vente. »

 Les approches des concurrents à Puma

« Nous avons été approchés par d’autres équipementiers. Ce qui est normal puisqu’ils savaient qu’on était en fin de contrat. Même après le renouvellement du contrat avec Puma, ils continuent de venir. Nous avons reçu ces équipementiers et nous leur avons fait comprendre que nous avons une longue histoire avec Puma. Nous avons cette reconnaissance des performances réalisées ensemble. Nous avons fait de bonnes choses avec Puma. Ce n’est pas une question d’argent. Celui qui vous a soutenus dans les moments difficiles, il faut pouvoir s’en souvenir. «