Décevante au cours des derniers mois, la sélection de Côte d’Ivoire a besoin de temps ont plaidé le sélectionneur Marc Wilmots et le milieu de terrain Jean-Michaël Seri avant le déplacement déterminant au Mali vendredi dans les éliminatoires du Mondial 2018.


Nommé en mars dernier, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Marc Wilmots, connaît des débuts compliqués avec une seule victoire en 4 matchs. Vivement critiqué au pays des Eléphants, le technicien belge a réclamé de la patience. « Une équipe ne se construit pas en quatre mois. Sinon ce n’est pas un entraîneur, mais un sorcier qu’il fallait aller prendre« , a lancé l’ancien sélectionneur de la Belgique au site Sport-Ivoire.ci.

« Moi, je suis là avec mon staff et les joueurs pour travailler à construire une nouvelle équipe. La génération dorée que la Côte d’Ivoire avait, c’est fini, c’est passé. On travaille à avoir une nouvelle génération de jeunes joueurs. Mais c’est difficile, parce que je n’ai jamais eu tout mon monde« , a souligné le technicien, qui vient d’enregistrer l’arrivée de Kolo Touré comme deuxième adjoint mais qui sera une nouvelle fois privé de nombreux cadres pour la 5e journée des éliminatoires du Mondial 2018 vendredi à Bamako face au Mali.

Seri : « du temps pour que ça puisse prendre« 

Malgré quelques bisbilles initiales au sujet du brassard, Wilmots semble encore pouvoir compter sur le soutien du vestiaire, à l’image de Jean-Michaël Seri. « Il y a un gros travail à faire et le sélectionneur en est conscient. On va travailler dans ce sens, a promis le milieu de terrain niçois, forfait pour cette fois, dans les colonnes de Jeune Afrique. « Je pense qu’il nous faut une vraie philosophie de jeu… ce sont des choses qui doivent se travailler. Malheureusement, en sélection, nous n’avons pas le temps de travailler certains automatismes. Donc, je pense qu’il faut être patient avec la sélection. Les supporters, le peuple n’est pas assez patient avec les Éléphants. »

« On a eu Kolo, Yaya, Drogba… c’est une nouvelle génération qui arrive. Il y a des binationaux qui ont intégré la sélection. Il y a beaucoup de départs et beaucoup d’arrivées, c’est un peu compliqué, a poursuivi l’Azuréen. C’est pourquoi je dis qu’il faut laisser du temps pour que ça puisse prendre. » Du temps, les Eléphants n’en ont pourtant pas dans les qualifications pour la Russie. En tête de son groupe éliminatoire, la Selefanto n’aura pas le droit à l’erreur vendredi pour conserver sa place de leader devant le Maroc, qui suit à un point, et le Gabon, à deux unités.