Comme de coutume en ce premier jour de l’année, Afrik-Foot souhaite ses meilleurs vœux à ses lecteurs. L’occasion aussi d’adresser 3 souhaits pour le football africain en 2020.

Drogba président !

Il ne l’a pas encore annoncé publiquement, mais c’est un secret de polichinelle : Didier Drogba sera candidat lors des élections pour la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) qui doivent se tenir au plus tard en juin prochain. Après un dernier mandat de Sidy Diallo marqué par de profondes divisions, l’ancienne légende de Chelsea dispose du charisme et de l’expérience nécessaires pour unifier à nouveau la famille du football ivoirien, comme il a contribué à le faire jadis au sein de la société ivoirienne.

Alors qu’une partie de la manne financière générée par la participation consécutive à trois Coupes du monde a visiblement été détournée et tandis que les clubs ivoiriens sont à la peine dans les compétitions continentales sans parvenir à conserver leurs meilleurs talents, l’arrivée au pouvoir de l’ancien buteur revêtirait une symbolique importante qui pourrait faire des émules dans d’autres pays.

Une finale de Ligue des champions sans histoires

Un arbitre «aveugle» malgré les ralentis de la VAR lors de la finale aller de l’édition 2018, une finale retour interrompue dès la 60e minute dans la polémique lors de l’édition 2019 suite notamment à une panne de la VAR, d’interminables recours devant les tribunaux… On ne peut pas dire que la Ligue des champions africaine ait renvoyé une bonne image à l’internationale ces dernières années.

Après ces polémiques, souhaitons une édition 2019/20 apaisée, sans polémique arbitrale et où les seuls rebondissements viendront du terrain. La décision de la Confédération africaine de football de faire disputer la finale sur une seule manche et dans une ville déterminée à l’avance devrait contribuer à ramener un peu de calme…

Sévir contre le racisme enfin

Après une année 2019 déplorable et émaillée par d’innombrables incidents racistes, notamment en Italie, espérons que 2020 marque enfin un tournant dans ce combat. Plus que les amendes dérisoires et huis clos partiels infligés, des sanctions exemplaires sont vivement souhaitées : interruption définitive du match (les joueurs ont aussi leur rôle à jouer à ce niveau), interdictions de stade à vie, retraits de points voire rétrogradation… L’éventail des sanctions envisageables est large.

Pour l’heure, malheureusement, la FIFA, malgré ses beaux discours, a du mal à prendre le taureau par les cornes et l’instance dirigeante du ballon rond a tendance à se retrancher derrière les fédérations concernées et l’UEFA, qui tardent elles aussi à opter pour des mesures vraiment dissuasives. En souhaitant un changement radical dans ce domaine, même si on n’y croit qu’à moitié…