A 30 ans, Pascal Feindouno reste ambitieux. Le milieu de terrain de la Guinée, battue par le Sénégal (4-1), l’a assuré à afrik-foot: le Syli National de Guinée peut en surprendre plus d’un. Mais l’ancien Stéphanois est conscient de l’ampleur de la tâche.



Afrik-Foot.com: Pascal, comment vous sentez-vous après cette défaite face au Sénégal (4-1)?

Pascal Feindouno: C’était moyen. Très moyen même. On est passé à côté, il n’y a pas d’autre explication. On a mal commencé en prenant des buts très rapidement. On est mal entré dans le match, tout simplement.

Comment avez-vous trouvé le Sénégal?

C’est une bonne équipe. Mais ça, on le savait. Ils ont de grosses qualités et de très bons joueurs. Pour le moment, on est loin de leur niveau. Cela fait plusieurs fois qu’ils nous battent. C’est dommage: dans les vestiaires, on avait dit stop. On s’était promis de mettre un terme à leur série positive.

Qu’est-ce qu’il manque à la Guinée?

On n’a pas de grands joueurs. Les Sénégalais, ils sont tous grands. Nous, on est plus petits. On n’a pas de mecs qui fait 2 mètres. Mais il reste du temps avant la CAN.

Il faudra corriger des choses avant la Coupe d’Afrique des Nations.

Oui, c’est sûr. A la CAN, on ne pourra pas se permettre de rater nos débuts de rencontre. Mais, vous savez, les championnats ne sont pas finis. On encore le temps avant la trêve. On joue tous dans des clubs différents et là, on n’était pas au complet. Il n’y a pas de secret: ce sera le travail, le travail, le travail. Avant la CAN, on aura retrouvé les automatismes.

Quel est l’objectif de la Guinée pour cette CAN 2012?

(sans hésiter) Les demi-finales!

C’est ambitieux…

Ah mais il faut être ambitieux! Les trois dernières fois que la Guinée a joué la CAN, on est allé en quarts de finale. L’objectif, c’est donc de faire mieux.

C’est un objectif qui vous semble réaliste?

Bien sûr! C’est jouable. Notre poule est compliquée, c’est sûr. Le Ghana, sur le papier, semble le plus fort. Ils sont allés en quarts de finale de la Coupe du monde mais, derrière, c’est jouable avec le Mali et Botswana et nous. C’est la réalité du terrain qui compte.