FIFA : ultimatum au Nigeria

Après la décision de la Haute Cour de justice nigériane de dissoudre la Fédération nationale de football, la FIFA a demandé à ce que le Bureau de l'instance soit remis en place, d'ici le 8 juillet, sous peine de sanctions.


La réaction de la FIFA était attendue et elle n'aura pas tardé à tomber. A la suite de l'annonce de la dissolution du Bureau fédéral de la Fédération nigériane (NFF), et surtout la suspension du mandat de son président Aminu Maigari, décidée sur injonction de la Haute Cour de l'Etat du Plateau, l'instance mondiale du ballon rond a exigé que la direction de la NFF soit rétablie dans les plus brefs délais.

Passée la date du 8 juillet, la FIFA, par la voix de son Secrétaire général Jérôme Valcke, a fait savoir que les Super Eagles s'exposeraient à des sanctions. Opposée à toute forme d'ingérence de la part des gouvernements dans les affaires inhérentes aux fédérations, la FIFA estime que la juridiction à l'origine de la suspension du président de la Fédération s’est ingérée dans les affaires sportives et demande donc que cette décision soit inversée.

Menaces sur la CAN 2015

La FIFA ne reconnaît pas une personne ou un organe non élu en conformité avec les lois de la NFF“, fait notamment savoir l'institution mondiale, alors que le ministère des Sports nigérian, a annoncé la nomination provisoire de Lawrence Katiken pour gérer les affaires courantes de la NFF. Alors que la Fédération doit tenir un congrès électif le 26 août prochain, la FIFA a déjà fait savoir qu'elle ne reconnaîtrait pas les décisions issues de cette assemblée.

Entre temps, si la situation ne revient pas à la normale comme exigée par la FIFA, le football nigérian pourrait être frappé de sanctions. Comme ce fut dernièrement le cas au Cameroun ou au Gabon, les clubs et surtout les équipes nationales, de toutes les catégories, pourraient être interdites de compétition. Les Super Eagles feraient ainsi notamment une croix sur la CAN 2015.

Avatar photo
Malick Bamba