Au cours d’une conférence de presse, le sélectionneur du Gabon, Jorge Costa, s’est présenté comme le meilleur technicien d’Afrique et le « sélectionneur le mieux payé » du continent. Des propos qui vont faire jaser au vu de ses résultats très moyens sur le banc des Panthères.


Les supporters des Panthères n’ont pas fini de s’étouffer en écoutant leur sélectionneur… Décevant depuis sa nomination sur le banc du Gabon il y a deux ans et en fin de contrat en juillet, Jorge Costa semble prêt à tout pour s’accrocher à son poste. En conférence de presse, le Portugais n’a pas hésité à mettre en avant ce qu’il considère comme ses états de service. « Si je suis payé à 70 000 euros par mois, un montant qui fait de moi le sélectionneur le mieux payé d’Afrique, c’est parce que je suis le meilleur coach en Afrique« , a lancé l’ancien joueur de Porto dans des propos rapportés par le quotidien Gaboneco.

Une sortie bien présomptueuse… et un montant colossal dans la mesure où même les poids lourds du continent percevraient un peu moins. D’après la presse algérienne, Christian Gourcuff touchait entre 55 000 et 65 000 euros par mois, tandis qu’Hervé Renard émargerait à 60 000 euros au Maroc. Reste que ces deux techniciens, notamment Renard qui a remporté deux des trois dernières CAN, peuvent se targuer d’un CV bien plus reluisant que celui du Lusitanien.

Arrivé sans grande expérience du haut niveau sur un banc, l’ancien international portugais n’a pas permis au Gabon de franchir un cap, échouant dès le premier tour de la CAN 2015 et qualifiant les Panthères dans la douleur pour la phase de groupes des éliminatoires du Mondial 2018. Dans le même temps, ces révélations effectuées par Costa himself vont donner du grain à moudre aux détracteurs de la Fédération gabonaise, qu’ils estiment sous emprise du clan portugais mené par Deco et du président Ali Bongo qui sortirait les deniers du palais présidentiel pour payer Costa lui-même. Pendant ce temps, le championnat local, fréquemment à l’arrêt faute du versement des subventions, est à l’agonie…