Il est en forme Claude Le Roy. Alors qu’il saura ce mercredi les adversaires que le sort lui réserve pour sa huitième participation à la CAN, cette fois avec le Congo, le technicien français a distribué ses bons et mauvais points sur France Info. Et tout le monde en prend pour son grade : le Maroc, Willy Sagnol et la Guinée Equatoriale.



 Le Maroc

Invité à s’exprimer sur la demande marocaine de reporter la CAN 2015, qui a conduit à la réattribution de la compétition à la Guinée Equatoriale, le sélectionneur du Congo estime que la décision du Royaume n’était pas motivé par le virus Ebola mais par d’autres raisons, moins avouables.

« Je n’ai pas été convaincu. Je pense qu’il s’agit d’autres préoccupations, peut-être d’ordre géopolitique. Le Maroc était prêt structurellement mais pas sportivement. Je pense que par rapport aux qualités particulières de leurs voisins, ils n’ont pas voulu être les derniers de la classe. C’est ce qui a dû les inquiéter…  » Pour Le Roy, la peur de voir le rival algérien triompher en plein Royaume serait donc à l’origine de la décision marocaine.

 Willy Sagnol

En laissant entendre que l’intelligence tactique ne représente pas le point fort des footballeurs africains, Willy Sagnol a créé la polémique le mois dernier. Interrogé sur le niveau du Congo, Claude Le Roy n’a pas pu s’empêcher d’égratigner le technicien bordelais au passage.

« On sait qu’on n’a pas de marge. Mentalement, il n’y a aucun problème. Mais tactiquement et physiquement, il faut qu’on soit à 100% par rapport aux autres équipes qui possèdent de fortes individualités. (…) On va bien se préparer et on va essayer de poser des problèmes à nos adversaires, de produire un football de qualité en jouant intelligemment. N’en déplaise à Sagnol… »

 La Guinée Equatoriale sera-t-elle au niveau sportivement ?

« Ils sont capables de donner un passeport équato-guinéen à une quinzaine de sud-américains… (référence à la politique de naturalisations de masse de la Fédération équato-guinéenne, ndlr).

Sinon, pour les infrastructures, c’est un pays qui a de gros moyens, ils pourront donc organiser ça dans de bonnes conditions pour les stades et les terrains d’entraînement.
«