“Rabat, ce n’est pas le Stade des Martyrs” : Walid Regragui lance la finale Sénégal–Maroc

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À la veille de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, Walid Regragui a une nouvelle fois frappé fort en conférence de presse. Fidèle à son style direct, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a voulu mobiliser le public marocain, au prix d’une référence… à la RD Congo !

Pour Regragui, l’ambiance jouera un rôle déterminant dimanche à Rabat. Le technicien marocain a appelé à une pression maximale dans les tribunes.

Regragui pousse le public marocain à monter encore d’un cran

« Si y a un public qui est unique, c’est celui du Maroc. En demi-finale, nous sommes montés à 100 décibels. Demain, il faut viser les 200 », a-t-il lancé, sourire en coin.

Dans la foulée, le sélectionneur a glissé une phrase qui risque de faire réagir :

« Le Sénégal doit comprendre que ce n’est pas le Stade des Martyrs. »

Une référence sensible à Kinshasa

La sortie a surpris, d’autant plus qu’elle faisait directement référence au stade mythique de Kinshasa, où le Sénégal s’est imposé 3-2 en septembre dans les qualifications à la Coupe du monde 2026, sans que la RDC ne soit concernée par la finale. Il s’agissait d’une manière de signifier que ce n’est parce que le Sénégal a remporté son dernier choc à haute pression sur le terrain d’un adversaire qu’il en sera de même dimanche. Conscient du terrain glissant, Regragui a rapidement tenu à préciser sa pensée pour éviter toute interprétation polémique.

« La différence, c’est qu’au Stade des Martyrs, il y a une piste d’athlétisme qui empêche une pression directe, même si c’est très dur d’y jouer, attention. La dernière fois que le Maroc est allé au Stade des Martyrs, il n’a pas perdu », a-t-il rappelé, en référence au match nul (1-1) face à la RDC lors des barrages du Mondial 2022, alors dirigé par Vahid Halilhodzic.

Avant de conclure : « Chez nous, au Maroc, venir gagner, c’est compliqué. »

Une « fausse pique » qui ravive de vieux souvenirs

Même nuancée, la comparaison reste délicate. Walid Regragui n’est pas un inconnu en RDC, lui qui s’était illustré lors de la dernière CAN par une vive altercation avec Chancel Mbemba après RDC–Maroc (1-1). Un épisode qui avait déclenché une forte hostilité à son égard du côté congolais.

Sans cette précision immédiate, la polémique aurait pu repartir de plus belle. D’autant que le Stade des Martyrs, récemment privé de dérogation CAF et pointé du doigt pour le dysfonctionnement de ses infrastructures, est un sujet récurrent en RDC.

Un message clair avant la finale

Au fond, Regragui a surtout voulu envoyer un message fort : Rabat doit devenir une forteresse imprenable. Une vraie… fausse pique, donc, mais un rappel de l’importance du facteur public avant une finale historique face au Sénégal.

“Rabat, ce n’est pas le Stade des Martyrs” : Walid Regragui lance la finale Sénégal–Maroc

Louis Mukoma Fargues